INSTITUT FRANCAIS DU PROCHE-ORIENT

COLLECTIONS DIVERSES

 

Pour toute demande d'abonnement veuillez remplir notre formulaire - To subscribe, please fill our form

• BIBLIOTHEQUE ARCHEOLOGIQUE ET HISTORIQUE  :


BAH n° 175.

DELPLACE (C.), DENTZER-FEYDY (J.). L'Agora de Palmyre, sur la base des travaux de Henri Seyrig, Raymond Duru et Edmond Frézouls. Avec la collaboration de Khaled Al-As‘ad, Jean-Charles Balty, Thibaud Fournet, Thomas M. Weber et Jean-Baptiste Yon
Bordeaux, Beyrouth, 2005, in-4°, 393 p., 486 fig. dont 2 dépl. ISBN  : 2-35159-000-7.

La publication repose sur les fouilles menées à l'agora de Palmyre par H. Seyrig et R. Duru en 1939 et 1940. Complétées dans les années 1960 par le dégagement, conduit par la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie, d'un bâtiment voisin appelé "salle annexe", ces recherches étaient largement restées inédites.
Reprenant l'ensemble de la documentation dispersée entre Damas, Beyrouth, Strasbourg et Bordeaux, les auteurs fournissent une nouvelle chronologie ainsi qu'une nouvelle interprétation de ce groupe monumental (agora-forum entre basilique et curie), qui repose sur l'étude des inscriptions (étude entamée dans les années 1970 sous la direction d'Ed. Frézouls) et des consoles, du décor architectural et de la sculpture. Cet ensemble est réintégré dans une compréhension globale de la documentation palmyrénienne.
L'étude de ce complexe monumental conduit également à redéfinir l'évolution de l'urbanisme de la ville. Au terme de cette analyse, il apparaît qu'une forte volonté impériale a imposé un modèle romain - forum entre basilique et curie - dans ces terres des confins orientaux de l'Empire romain par ailleurs imprégnés de culture parthe.

This volume is based on the archaeological excavations directed by H. Seyrig and R. Duru in 1939 and 1940 on the agora of Palmyre. Supplemented in the years 1960 by the release, led by the Directorate-General of Antiquities and the Museums of Syria, of a nearby building called "additional room", this research had largely remained new.
the authors examined all the documents dispersed between Damascus, Beyrouth, Strasbourg and Bordeaux. They propose a new chronology and interpretation for this monumental complex (agora-forum, between basilica and curia), founded on studies of inscriptions (started in the seventies by Ed. Frézouls), column-brackets, architectural decoration and sculpture in the round. The results are then discussed within the broader context of Palmyrene archaelogy and culture.
The study of this monumental civic complex also suggests that the development of urbanisma at Palmyra should be reconsidered. It thus appears that a strong imperial authority imposed a Roman architectural model on these territories, sitated close to the eastern borders of the Empire yet immersed in Parthian culture.

Sommaire : Historique des connaissances concernant le secteur de l'agora — La fouille de l'agora — Les compléments sur le secteur — Les inscriptions de l'agora — Consoles et épigraphie — Décor architectural de l'agora et des bâtiments attenants — Remarques sur la métrologie — Eléments architecturaux divers et reliefs — La sculpture.

 


BAH n° 176.
SOLER (E.). Le sacré et le salut à Antioche au IVe siècle apr. J.-C.. Pratiques festives et comportements religieux dans le processus de christianisation de la cité.

Beyrouth, 2006, in-4°, VI+292 p., dont 10 en arabe, 16 pl., biblio, index. ISBN  : 2-35159-031-7.
Sommaire détaillé

Au IVe siècle, à Antioche, cité réputée chrétienne, le mode festif, exubérant, est révélateur de la religiosité sans exclusive des Antiochiens. Tous se mêlent dans les grandes fêtes de liesse « païennes », partagent l’ivresse et la transgression de type dionysiaque, et célèbrent, d’une manière identique, les fêtes juives et chrétiennes en formant des cortèges festifs dionysiaques. Ceux-ci sont incessants en raison des fêtes religieuses nombreuses dans une cité qui est païenne, chrétienne, juive, manichéenne. Les Antiochiens aspirent avant tout au salut et en trouvent la promesse dans l’inauguration du temps festif par l’observation des astres et des jours, et dans sa célébration sur un mode bachique. Dionysos est présent à Antioche, à travers de nombreuses dionysies et à travers cette indéracinable koinè festive qui transforme toutes les fêtes religieuses en fêtes de Dionysos, même lorsque l’on célèbre Zeus, le Christ ou les martyrs chrétiens. Ce mode festif est la pierre d’achoppement sur laquelle s’est brisé le projet théurgique et néoplatonicien de l’empereur Julien qui, s’appuyant sur des réseaux de notables et d’intellectuels païens versés dans l’art de la divination, a tenté, au milieu du IVe siècle, de restaurer le culte sacrificiel en déclin. D’une Église chrétienne divisée par la crise arienne et par le schisme qui éclate sous l’empereur Julien entre les opposants à l’arianisme se détache le groupe des méléciens dirigé par l’évêque Flavien et le prédicateur Jean Chrysostome. Ce groupe chrétien entreprend de rétablir la foi de Nicée et de faire du christianisme une religion exclusive à Antioche. Pour cela, il développe le culte martyrial et tente de substituer des processions chrétiennes aux cortèges dionysiaques. À la fin du IVe siècle, même si les Antiochiens continuent à bondir comme des bacchants, la christianisation et la foi de Nicée ont largement progressé dans la cité.

Fourth century Antioch is usually considered as a Christian city. However, its merry and exuberant festive practices revealed an inclusive religiosity. Intermingled with jubilant pagan festivals and Dionysiac abandonment, Jewish and Christian festivals alike were celebrated in carousing Dionysian processions made incessant by the numerous religious holidays of a city at once Christian, Pagan, Jewish and Manichaean. Antiochians aspired to salvation above all else and sought it in the stars and the calendar by presaging the most timely onset of religious festivals, and in their bacchic-style celebrations. The presence of Dionysus in Antioch is evident in the numerous Dionysian festivals as well as the unfading celebratory koine that transforms all religious festivals into bacchic celebrations, be they in the name of Zeus, the Christ or Christian martyrs. The Emperor Julian the Apostate, inspired by theurgy and neo-platonism, stumbled against this festive tradition when, in the middle of the IV th century, he tried to restore the declining practise of sacrificial cults by relying on pagan networks of leading citizens and intellectuals who were experienced in the art of divination. From a Christian Church divided by the Arian crisis and the schism that appeared during the Emperor Julian’s reign within those opposing arianism, a group known as the Meletians broke away under the leadership of Bishop Flavian and the preacher John Chrysostom. Their aim was to restore the Nicean dogma and to establish Christianity as Antioch’s only faith. With this purpose in mind, the group promoted the cult of the Martyrs and tried to replace Dionysian with Christian processions. By the end of the IV th century, although the Antiochians retained their bacchic leaping, christianisation and the Nicean creed had largely been established in the city.

Extrait du sommaire : Ière part. Dionysisme, divination et déclin du culte sacrificiel à Antioche au IVe siècle : Les temples : lieux de culte ou musées des images divines au IVe siècle ? - L'observance des jours, les lamentations et la liesse "païennes" - Le Misopôgôn ou l'échec de la révolution néoplatonicienne et théurgique de Julien à Antioche - Les hétaïries pythagoriciennes et néoplatoniciennes - Présence de Dionysos et des dieux sauveurs à Antioche — 2ème part. L'appel de la synagogue et des trompettes juives : Le prestige des fêtes et des rites juifs à Antioche à la fin du IVe siècle - Les judaïsants et la christianisation en acte — 3ème part. des martyria et des lieux d'intercession aux rues à portiques : l'emprise nicéenne et mélécienne et la "mise au pas" d'Antioche à l'époque de Jean Chrysostome : Antioche : une cité marquée par le subordinatianisme et par le schisme - L'exubérance festive et la christianisation de masse d'Antioche à l'époque de la prédication de Jean Chrysostome - Fêtes des martyrs, martyria et kômoï de chrétiens - Le salut pour Antioche et l'ordre impérial et chrétien dans la cité — Conclusion générale...

 


BAH n° 179
VIBERT-GUIGUE (Cl.), BISHEH (Gh.). Les peintures de Qusayr 'Amra. Un bain omeyyade dans la bâdiya jordanienne. Department of Antiquities of Jordan, Jordanian Archaeology vol. 1. Avec une contribution de Fr. Imbert.
Beyrouth, 2007, X-224 p. (dont 112 pl. N&B et 38 pl. couleurs). ISBN : 978-2-35159-049-2
Sommaire détaillé

A l'époque omeyyade, dans la steppe jordanienne, un riche commanditaire musulman fait orner des bains de peintures figurées aux vives couleurs. Qusayr ’Amra donne à voir le plus important ensemble de peintures murales de cette époque (VIIIe s.). 450 m2 de décor d'une étonnante variété sont présentés sous forme de relevés minutieux et de proposition de restitution : scènes de chasse, de pêche, de bains, de musique et de danse, et même de construction ; symbolique du pouvoir ; représentations féminines, souvent dénudées ; bestiaire (chasse aux onagres, meute de sloughis, abattage et dépeçage d’animaux, mais aussi oiseaux, poissons, animaux savants et monstres marins) ; coupole décorée d'un zodiaque ; ornement végétaux, agrémentnt le plupart des scènes...

On en parle sur le web :
Journal du CNRS, 219, avril 2008
Compte rendu sur le site Histara, par A. Le Bihan.
Présentation sur archeo.ens.fr

Extrait du sommaire : Introduction : Les peintures de Qusayr ‘Amra (Gh. Bisheh) : Le cadre historique - La raison d’être des châteaux omeyyades du désert - Le bâtiment - Les peintures - The Paintings of Qusayr ‘Amra - Historical Background - The raison d’être of the Umayyad Palatial Desert Buildings - The Building - The Fresco Paintings — La documentation archéologique  : Les interventions de terrain - Figure dans le texte : éclaté et développé de parois. Désignation et numérotation - Catalogue - Introduction aux planches — Planches...


BAH n° 181
CLAUSS-BALTY (P.) (ss la dir. de). Hauran III, l'habitat dans les campagnes de Syrie du sud aux époques classique et médiévales. Introd. de J.-M. Dentzer, avec des contributions de E. Bopp, F. Braemer, P. Clauss-Balty, G. Davtian, J. Dentzer-Feydy, A. Guérin, J. Leblanc, E. Léna, G. Stanzl, J.-P. Vallat.
Beyrouth, 2008, VIII-352 p., 2 pl. h-t, index, liste des pl. et des fig. ISBN 978-2-35159-064-5.
Sommaire détaillé

Le Hauran est un pays de contrastes. De ceux-ci est né un patrimoine d’une exceptionnelle richesse : le théâtre romain le mieux conservé se trouve à Bosra, un empereur de Rome est originaire de Shahba, un magnifique nymphée est blotti au creux du wadi de Qanawat...
Les vestiges archéologiques de ces villes relatent une histoire mouvementée, mais ne disent que peu de choses des plus de trois cents villages de la région, autres acteurs fondamentaux de cette épopée...
Le présent ouvrage est entièrement consacré à cette région de la Syrie du Sud. Les contributions des auteurs témoignent de l’intérêt des récents travaux sur l’habitat villageois et son environnement. En fonction des compétences de chacun, les problématiques ont été traitées au moyen de prospections, d’études territoriales, architecturales ou d’analyses du décor sculpté, sans oublier la création et la mise au point de nouveaux outils à l’aide de logiciels SIG. D’une perception territoriale large à une approche plus serrée des techniques de construction, en passant par l’organisation des villages et des habitations qu’ils contiennent, cet ouvrage permet d’esquisser avec de plus en plus de précision l’aspect des campagnes, des agglomérations et des habitations rurales du Hauran aux périodes classique et médiévale.

Extrait du sommaire : Avant-propos — Introduction — F. Braemer, G. Davtian et P. Clauss-Balty, L'habitat rural en Syrie du Sud ; quels contextes territoriaux ? — J.-P. Vallat, J. Leblanc et S. Khier, Archéologie du paysage et prospections : habitat rural et parcellaires du Dkebel al-'Arab (Si'/Qulub) () — P. Clauss-Balty, Maisons romano-byzantines dans les villages de Batanée : missions 2002-2004 — E. Léna, Le Dar Majarish à Muhajat. Dispositifs spatiaux, systèmes constructifs : une étude de cas — G. Stanzl, Die Palastvilla von Inkhil : Bauforschung und restaurierung — E. Bopp, Jmarrin. Die Siedlungsstruktur — J. Dentzer-Feydy, Le décor architectural des maisons de Batanée — A. Guérin, Le village de Mseikeh et le Léjà à la période islamique (VIIe-XVe siècle). Archéologie du peuplement et histoire des territoires .


BAH n° 182
LAUFFRAY (J.). Fouilles de Byblos Tome VI. L'urbanisme et l'architecture. D'après les manuscrits inachevés et les documents du "Fonds Maurice Dunand" de la Faculté des Lettres de l'Université de Genève. Collationnements et compléments des dessins originaux par Y. Makaroun-Bou Assaf.
Beyrouth, 2008, vol.1 : 518 p. - vol.2 (en coffret) : 19 pl. (70 cm x 100 cm). ISBN 978-2-35159-072-0
Sommaire détaillé

Byblos est un des rares sites du Proche-Orient où il a été possible de suivre l’évolution d’une occupation continue du Néolithique final à l’époque moderne. Après de longues années de retard, le tome VI des Fouilles de Byblos, issu du manuscrit inachevé de Maurice Dunand, a été repris et complété par Jean Lauffray, un des derniers architectes ayant collaboré avec le pionnier de l’archéologie de Byblos. Cet ouvrage apporte enfin une interprétation urbanistique et architecturale de ce site majeur, depuis les débuts de l’installation urbaine à la période du Bronze II.
Les prémices de l’histoire urbaine de Byblos sont ainsi présentées au lecteur qui pourra suivre l’évolution de ce site .... L’ouvrage, largement illustré et complété par un atlas de plans, comprend quatre grandes parties qui traduisent les principales étapes de l’évolution urbaine et technique au Bronze Ancien : La fin de la phase de sédentarisation - La naissance de la vie urbaine - La phase de transition dite des « Grosses Fondations » - L’épanouissement de la vie urbaine.
La période étudiée prend fin avec la destruction momentanée de la ville par un grand incendie causé par l’invasion des Amorites.

Extrait du sommaire : L'installation proto-urbaine. Période du style dit " Épi " (environ - 3300 à - 3000) — Naissance de la vie urbaine. Période du style dit " Sableux " (environ - 3200 à - 2700) — L'urbanisation. Les Grosses Fondations. Période de transition entre le style sableux et le style piqueté préamorite (vers 2700) — Épanouissement de la vie urbaine. Période préamorite, style dit " Piqueté " (- 2700 à - 2150) — Coda. L'urbanisme à la fin de l'âge du Bronze.


BAH n° 183
ALIQUOT (J.). Inscriptions grecques et latines de la Syrie, tome 11, Mont Hermon (Liban et Syrie).
Beyrouth, 2008, 168 p. ISBN  : 978-2-35159-079-9.

Le Mont Hermon (Jabal ech-Cheikh) est situé entre la côte méditerranéenne et la steppe syrienne. Une réputation ambiguë de sauvagerie et de sacralité s’accroche à ses cimes enneigées depuis l’Antiquité. Sur ses pentes on retrouve trace de nombreux sanctuaires païens de l’époque romaine, des inscriptions grecques et latines qui évoquent les lieux saints, les villages de la région  : ces textes constituent un témoignage irremplaçable sur la vie des communautés locales, établies en altitude, au cours des trois premiers siècles de l’ère chrétienne. Fruit de prospections épigraphiques effectuées sur les versants libanais et syriens de la montagne, le onzième tome des Inscriptions grecques et latines de la Syrie les réunit et leur ajoute de nombreux inédits, ouvrant la voie à l’étude de la société et des cultes du Mont Hermon sous l’Empire romain.

Sommaire : Avant-propos — Introduction : Présentation géographique - La montagne sacrée - L'exploration de l'Hermon - Villages et sanctuaires - Eres et territoires : Damas - Sidon - Rakhla-Zénonopolis - Burqush-Barkousa - Césarée-Panéas - Composition du corpus — Hermon occidental : Haloua - Deir el-Aachaiyer - Kfar Qouq - El-Aaqbé - Aaiha - Ain Horché - Ain Aata - Al-Habbariyé — Hermon oriental - Jdeidet Yabous - Rakhlé : Le sanctuaire nord/nord-est et la déesse Leucothéa de Rakhla - Sanctuaire ouest - Inscriptions diverses - Burqush - Qalaat Jendal - Ain el-Bourj - Qasr Antar - Rimé - Arné - Kafr Hawar - Hiné - Beit Saber - Saassa — Appendice  : Hermon méridional : Qalaat Boustra - Har Senaim - Jisr el-Ghajar - Tel Dan - Césarée-Panéas  : Inscriptions du Panion - Inscriptions diverses - Annexe : les mentions épigraphiques de Panéas hors de la ville — Index onomastique commenté — Indices  : Grec et latin - Noms divins, héroïques et mythologiques - Ethniques et toponymes - Inscriptions datées : Ere des Séleucides - Ere de Sidon - Ere de Césarée-Panéas - Provenance des inscriptions - Musées - Index général - Concordance — Bibliographie  : Abréviations - Sources littéraires - Travaux modernes — Table des illustrations.


BAH n° 184
DENTZER (J.-M.), WEBER (T. M.). Hauran IV, Sahr al-Ledja, volume II (en allemand).
Thomas Maria Weber : Die Skulpturen aus Sahr und die Statuendenkmäler der römischen Kaiserzeit in südsyrischen Heiligtümern.
Hauran IV-2, dirigé par Jean-Marie Dentzer et Thomas Maria Weber
Recherches syro-européennes 1998-2008/Syrisch-Europäische Forschungen 1998-2008.
Beyrouth, 2009. ISBN 978-2-35159-146-8.

Fait unique dans l’histoire des sculptures en basalte de Syrie du Sud, cette publication présente un ensemble cohérent de statues syro-romaines trouvées dans cette région. Situé au coeur du plateau basaltique aride du Ledja (ancienne Trachonitide), le sanctuaire a conservé un nombre important de statues appartenant probablement à sa seconde période de construction. Les fragments récoltés durant les fouilles de la mission syro-européenne, depuis 1998, ont permis la reconstitution d’un groupe de sculptures, anciennement érigées sur un podium cubique sur le parvis du temple. Des indications iconographiques, stylistiques et historiques permettent de dater l’ensemble des deux dernières décennies du Ier siècle apr. J.-C., sans doute dans le cadre du règne dans la région des dynastes orientaux, clients de Rome.
Les trouvailles de Sahr permettent d’identifier plusieurs groupes de statues dans les régions historiques de la Syrie du Sud  : plus de 30 lieux de trouvailles se répartissent entre la Gaulanitide à l’ouest, la Batanée, la plaine de l’Auranitide et le Djebel al-Arab à l’est. Le rayonnement culturel de cette région, située à la croisée d’intérêts hérodiens, nabatéens et syroaraméens, la largement dépassé ses frontières. Le commerce à longue distance, avec ses routes transcontinentales, semble avoir porté les modèles syriens jusqu’en Arabie du Sud, où l’on retrouve des exemples de ses motifs iconographiques.

Erstmalig in der Forschungsgeschichte der kunsthistorisch schwer faßbaren südsyrischen Basaltplastik wird mit vorliegender Publikation ein in sich geschlossener Fundkomplex vorgelegt. Aufgrund seiner abgeschiedenen Lage inmitten des Basaltplateaus al-Ledja (antik: Trachonitis) hat sich in dem Heiligtum von Sahr ein umfangreicheres Skulpturenensemple erhalten, das mit an Sicherheit grenzender Wahrscheinlichkeit der Ausstattung des dortigen Tempels in seiner zweiten Nutzungsphase diente. Die während der syrisch-französisch-deutschen Gemeinschaftsgrabung in den Jahren ab 1998 geborgenen Skulturenfragmente ermöglichen die Rekonstuktion einer Figurengruppe, die im Vorhof des Tempels auf einem kubischen Podium aufgestellt war. Ikonographische, stilistische und historische Indizien legen eine Datierung in die beiden letzten Jahrzehnte des 1. Jahrhunderts n. Chr. nahe und stellen eine Verbindung mit den orientalischen Klienteldynasten Roms, den Herodiern und Nabatäern, her, die in dieser Zeit über die Region herrschten.
Die Funde aus Sahr ermöglichten die Identifikation identischer oder ähnlicher Skulpturengruppen in den historischen Landschaften Südsyriens. Die mehr als 30 Fundorte verteilen sich auf die Gaulanitis im Westen, die Batanaea und Trachonitis sowie auf die Aurantinis mit dem Djebel al-‘Arab im Osten. Die kulturgeschichtliche Ausstrahlung reichte weit über dieses Gebiet sich kreuzender herodischer, nabatäischer und syrischaramäischer Interessen hinaus: Einzelne Bildmotive in Südarabien rezipieren offenbar diese Vorbilder im Süden Syriens. Sie scheinen über den Fernhandel auf den transkontinentalen Karawanenwegen vermittelt worden zu sein.

Summary : Vorbemerkung — Einleitung : Die südsyrische Basaltplastik.- Das Heiligtum von Sahr - Die Skulpturen aus Sahr — Die Statuengruppen auf dem Podium  : Die Westseite - Die Nike-Pfeiler - Die Ostseite — Nicht zum Podium gehörige Statuen : Die Kultbildgruppe - Statuen im architektonischen Kontext - Statuarische Weihgeschenke — Vergleichbare Statuendenkmäler in Südsyrien : Einleitung - Die Trachonitis - Die Batanaea - Die Auranitis - Die Gaulanitis - Denkmäler unbekannter Fundorte — Die Rezeption südsyrischer Statuengruppen in Altsüdarabien : Einleitung - Die Statuengruppe in Shabwa - Das Relief aus dem Wadi Abadân - Ein Marmorlöwe aus Südarabien — Katalog der Skulpturen aus Sahr : Zum Podium gehörige Skulpturen - Nicht zum Podium gehörige Skulpturen — Ergebnisse und Ausblick : Ergebnisse - Ausblick : Planung der zukünftigen Präsentation — Résumé / Summary : Register.


BAH n° 185
SAWAYA (Z.) Histoire de Bérytos et d'Héliopolis d'après leurs monnaies. (1er siècle av. J.-C. - 3e siècle apr. J.-C.).
Beyrouth, 2009, 415 p. ISBN  : 978-2-35159-072-0.

Cet ouvrage fondé sur un matériel numismatique aussi complet que possible apporte une contribution majeure à l'histoire des cités de la Phénicie du Nord, traditionnellement servie par un nombre très limité de sources. De l'autonomie en 81/80 av. J.-C. à la fondation d'une colonie romaine en 15 av. J.-C. à Bérytos/Beyrouth et aux relations de cette dernière avec la colonie d'Héliopolis/Baalbek, l'étude des monnayages est étroitement liée au contexte événementiel de ces deux cités.
De même, les émissions d'autres cités, telles Orthosia/Ard Artousi, Césarée du Liban/'Arqa, Tripolis, Botrys/Batroun, Byblos, Sidon, Tyr et Chalcis du Liban, sont étudiées en contexte. Leur analyse permet de distinguer les caractères originaux de chaque cité et apporte des indications nouvelles sur plusieurs points controversés de l'histoire de la Phénicie hellénistique et romaine. Si le rythme des émissions monétaires atteste de la vitalité économique de la Bérytos romaine, les dénominations du système monétaire témoignent aussi d'une certaine continuité avec la période pré-coloniale.
Le monnayage de la colonie d'Héliopolis ne commence que sous Septime Sévère, en 194, et s'arrête définitivement vers 256/257. Son étude confirme la thèse selon laquelle Héliopolis serait restée une dépendance de Bérytos jusqu'en 194.

This book, based on a set of numismatic materials as complete as possible, brings a major contribution to the history of the Northern Phoenicia cities on which, traditionally, sources are scarce. From its autonomy by 81/80 b.c. to the foundation of a Roman colony in Berytos/Beirut in 15 b.c. and to the relations Berytos developed with the colony of Heliopolis/Baalbek, coinage study has always been closely linked to the context of events in those two cities.
Similarly, coin issuing in other cities such as Orthosia/Ard Artousi, Caesarea of Lebanon/'Arqa, Tripolis, Botrys/Batrun, Byblos, Sidon, Tyr and Chalcis of Lebanon, is studied in the same context. The analysis of these coins allows the author to bring to light the specific characteristics of each city and to provide us with new information on several controversial points in the history of Hellenistic and Roman Phoenicia.
While the pace of coin issuing gives evidence of the Roman Berytos economic dynamism, the denominations of the monetary system are also a testimony of the continuity with the pre-colonial period. The coinage in the Heliopolis colony starts with Septimius Severus in 194 and halts definitely around 256/257. The author's coinage study confirms the thesis according to which Heliopolis belonged to Berytos until 194.

Sommaire : Catalogues : Catalogue des monnaies de Bérytos - Catalogue des monnaies d'Héliopolis — Commentaire numismatique : La production des monnaies et leur circulation - Dénominations, métrologie et systèmes monétaires — Synthèse historique : Introduction — Les sites : La fin des Séleucides (83-64 av. J.-C.) - Le passage sous l'hégémonie romaine et les guerres civiles de la fin de la République (64-3 av. J.-C.) - L'époque d'Octave/Auguste (30 av. J.-C. - 14 apr. J.-C.) - Le Haut-Empire de Tibère à Commode (14-193 apr. J.-C.) - L'époque des Sévères (194-217 apr. J.-C.) - Le troisième siècle apr. J.-C. de Macrin à Valérien I (217-260 apr. J.-C.) — Conclusion générale — Annexe — Cartes — Planches des catalogues — Abbréviations et bibliographie — Index général.

 

BAH n° 186
Al-DBIYAT (M.), MOUTON (M. .) (sous la dir. de). Stratégie d'acquisitions de l'eau et société au Moyen-Orient.
Beyrouth, 2009, in-4°, 226 p., dont 12 en arabe. ISBN  : 978-2-35159-150-5.

La quête de l’eau constitue un élément central de la vie des sociétés en milieu aride ou semi-aride. Pour maîtriser la production de ses aliments, l’homme a dû construire son terroir. L’adoption ou la découverte d’une technique d’acquisition de l’eau a chaque fois favorisé le développement de nouvelles stratégies de subsistance. Les aménagements hydrauliques se sont ainsi inscrits successivement dans le paysage. C’est ce que révèlent les différentes contributions réunies dans ce volume autour du thème de l’eau, tout en confirmant que bien des systèmes de grande ampleur ont été conçus par des communautés ou des groupes familiaux. Les réseaux de l’eau tracent de manière indiscutable la géographie sociale de ceux qui les ont mis en place. Leur gestion est un facteur de cohésion et de structuration sociale, un facteur de prestige aussi pour des personnages soucieux de s’affirmer, et parfois un moyen de contrôle et de domination pour le pouvoir. Les stratégies d’acquisition de l’eau nous apparaissent comme autant de facteurs de complexité et de hiérarchisation, qui peuvent changer les modes de vie et bouleverser les structures de la société.

The search for water is essential to societies living in arid or semi-arid environments. Every time man tried to control his food production, he had to build up his own agricultural territory. The adoption or the discovery of a technique for water supply has always brought about the development of new survival strategies. Successive hydraulic installations have thus become part of the landscape. This is shown in the different contributions on water strategies put together in this publication, where it is also confirmed that large networks could have been created by communities or family groups. The water supply networks outline the social geography of those that installed them. Their management is an important factor for the cohesion and social structure of the communities, a prestige factor to individuals wishing to assert themselves, and sometimes even a tool for power. The strategies for the acquisition of water appear as so many factors of complexity and hierarchy that can change the ways of life and overturn the structures of the society.

Sommaire  : M. Mouton, Quelques réflexions finales en forme d’introduction — B. Lafont, Eau, pouvoir et société dans l’Orient ancien : approches théoriques, travaux de terrain et documentation écrite — B. Geyer, Pratiques d‘acquisition de l‘eau et modalités de peuplement dans les Marges arides de la Syrie du nord — F. Braemer et G. Davtian, L’eau du Hauran : captages et gestion depuis le Bronze ancien — O. Lecomte, Origine des cultures agricoles du Dehistan (Sud-Ouest Turkménistan). Mise en œuvre et gestion de l’irrigation de l’âge du Fer à la période islamique — M. Mouton, L’eau en partage : territorialité, réseaux d’irrigation et formation des sociétés antiques dans les Basses-Terres du Yémen — J.-B. Yon, La gestion de l’eau à Palmyre : l’exemple de la source Efqa — J.-M. Dentzer, J. Leblanc et A. Chevalier, Techniques et systèmes d’acquisition de l’eau à Bosra : initiatives de groupes et pouvoirs politiques — P. Gentelle, Aménagement du territoire agricole de la ville Pétra : la terre et l’eau — M. Abdulkarim et G. Charpentier, La gestion de l’eau dans un village des campagnes de la Syrie du Nord — D. Genequand, Économie de production, affirmation du pouvoir et dolce vita : aspects de la politique de l’eau sous les Omeyyades au Bilad al-Sham — M. al-Dbiyat, Eau et peuplement dans les Marges arides : le cas de la région de Salamya en Syrie centrale — R. Jaubert, M. al-Dbiyat, F. Debaine et F. Zwahlen, Exploitation des eaux souterraines en Syrie centrale : enjeux politiques et réalités locales.

 


BAH n° 187
BADER (N). Inscriptions grecques et latines de la Syrie XXI : Inscriptions de la Jordanie, tome 5 - La Jordanie du Nord-Est.
Beyrouth, 2009, in-4°, 380 p. ISBN  : 978-2-35159-079-9.

Le cinquième volume du corpus des inscriptions grecques et latines de la Jordanie réunit 747 inscriptions provenant de dix-huit sites de la région nord-est, dont un site – Umm al-Jimal – totalise à lui seul 537 numéros !
L’ouvrage comprend une introduction générale, une introduction historique, des notes sur les voyageurs, et le corpus dans lequel les inscriptions sont classées selon leur localisation, d’ouest en est.
Pour chaque site, les inscriptions sont présentées selon leur date et leur nature. C’est une épigraphie très diversifiée : inscriptions païennes, inscriptions chrétiennes, inscriptions des équipes de sport, édits des empereurs, inscriptions honorifiques, inscriptions commémorant les constructions, et inscriptions funéraires, qui sont de loin les plus nombreuses. L’épigraphie régionale est principalement de langue grecque ; signalons aussi quelques inscriptions latines et deux bilingues.
Peu de pierres inscrites sont encore in situ. Les inscriptions datées couvrent un arc chronologique de près de cinq siècles (177-646 ap. J.-C.)

This study presents the results of a survey and a collection of Greek and Latin inscriptions from the north east area of Jordan. Representing the fifth Volume of the Corpus of Greek and Latin inscriptions in Jordan, this study consists of 747 inscriptions collected from two sources: published scientific references and field work which enabled us to uncover more inscriptions. The inscriptions were found in eighteen sites, the most important of which was Umm al-Jimal with 537 inscriptions.
The study includes a general introduction, a historical introduction, general remarks about inscriptions, notes about travelers and explorers, notes about the inscribed stones and the contents of the inscriptions, and finally, the Corpus which represents the largest part of the research.
The inscriptions in the Corpus are organized in a geographical order from west to east. The inscriptions from each site are arranged according to their subject matter and according to their date, the oldest coming first. The subjects of the inscriptions were numerous: Pagan inscriptions, Christian inscriptions, sport teams’ inscriptions, emperors’ edicts, honorific inscriptions, inscriptions commemorating constructions, and funerary inscriptions, which are the most numerous. Most of the inscriptions were in Greek, some were in Latin, and two were bilingual. What is worth noting is that the stones on which the inscriptions were made were moved from their original place either to a new place within the same site or to another site. As for dating these inscriptions, it was found that the few dated ones covered the period from 177AD to 646 AD.

Sommaire  : Avant-propos — Transcription de l'arabe en caractères latins — Le pays — Introduction historique — Voyageurs et explorateurs — Les pierres et leur contenu — Faits de langue et de graphie — Corpus des inscriptions - Avertissement : Jâbir - Sammâ’ - Wadi al-Bottom - Umm as-Surâb - Raodat al-Roye‘y - Al-Mishrif - Al-Ba‘ij - Umm al-Jimâl ( Dédicaces religieuses païennes ; Dédicaces et invocations chrétiennes; Fragments d’un édit impérial ; Inscriptions en l’honneur des empereurs ; Inscriptions relatives à des constructions ; Acclamations relatives aux factions ; Inscriptions funéraires en latin ; Inscriptions funéraires en grec ;Épitaphes fragmentaires; Inscriptions des tombes autour du site ; Inscriptions diverses) - Kom ar-Ruff - Saba‘ Siyar - Subh.iyyeh - Sabh.â - Al-Khân - Dafianeh - Kh. Sa‘âdâ - Khisha’-Suleitin - Umm al-Quttein - Tell Qu‘eis — Table de concordance des publications épigraphiques — Index (E. CAPET) : Noms de personnes en grec - Noms de personnes en latin - Mots grecs - Mots latins - Divinités, saints et épithètes divines - Empereurs, rois, gouverneurs et évêques - Inscriptions datées (ère d’Arabie) - Index sémitique - Index des provenances - Toponymes et ethniques - Corps de troupes — Illustrations, crédits photographiques et fac-similés.

 



BAH n° 188
ALPI (F.). La Route royale. Sévère d'Antioche et les églises d'orient (512-518).
Beyrouth, 2009, 2 vol. in-4°. Tome I : texte, 362 p.; Tome II : Sources et documents, 178 p.
ISBN  : 978-2-35159-154-3.

Fort de la confiance d’Anastase Ier, le moine Sévère, brillant polémiste antichalcédonien et cyrillien de stricte observance, devient patriarche d’Antioche en 512 et se maintient sur ce siège apostolique jusqu’à la mort de l’empereur (518). Dans le cadre formel de l’Hénotique, il entend faire prévaloir son hostilité au dogme des deux natures du Christ, ralliant autour de lui l’ensemble des évêques orientaux, en accord doctrinal avec les patriarches d’Alexandrie et de Constantinople. La constitution de cette « communion sévérienne » nous renseigne sur le fonctionnement institutionnel du patriarcat d’Antioche au début du VIe siècle, sur les principaux organes de son gouvernement, et sur la condition juridique et sociale des clercs et des moines. Parallèlement, les homélies cathédrales de Sévère documentent la liturgie alors en usage à Antioche et son évolution, la topographie religieuse de la ville, ainsi que la société urbaine et sa vie quotidienne, montrant d’ailleurs les limites spirituelles et morales qu’y rencontre encore la prédication chrétienne. Il en va de même pour le diocèse oriental dans son ensemble, où la correspondance du patriarche et diverses sources parallèles font état de résistances païennes, d’évangélisation toujours nécessaire, de dissidences religieuses, notamment juive et manichéenne, et d’oppositions dogmatiques bien localisées. Parfois violentes, ces dernières annoncent d’ailleurs le renversement politique qui sera concrétisé par l’avènement de Justin Ier, la chute de Sévère et la fin de l’Hénotique.

Armed with the trust of Anastasius I, Severus the monk, a brilliant anti-Chalcedonian and Cyrillian polemicist of strict observance, became Patriarch of Antioch in 512, and remained in this apostolic seat until the death of the emperor (518). Within the formal context of the Henoticon, he intended to ensure hostility to the dogma of the tow natures of Christ, by rallying all the Eastern bishops around himself, in accord with the Patriarchs of Alexandria and Constantinople. The constitution of this «Severan communion» gives us information on the institutional functioning of the Patriarchate of Antioch at the beginning of the 6th century, on the principal organs of its goverment, and on the juridical and social condition of prelates and monks. At the same time, Severus’ cathedral homilies document the liturgy in use at Antioch, as well as its evolution, the religious topography of the city, and urban society and its daily life; this, moreover, gives us a glimpse of the spiritual and moral limits that Christianity still encountered there. The same holds true for the entire Oriental diocese, where the Patriarch’s correspondance and various parallel sources attest pagan resistances, the continuing need for evangelization, religious dissidence - in particular, Jewish and Manichaean - and highly localized dogmatic oppositions. Sometimes violent, these announce the political reversal that was to be concretized by the coming to power of Justin I, the fall of Severus, and the fall of the Henoticon.

Sommaire : Liminaire  : La vie de Sévère d'Antioche — Ière part. Les institutions du patriarcat sévérien : Le siège d'Antioche - Le clergé et les moines - L’Église d'Antioche dans l'Empire : Sévère et les autorités séculières — 2ème part. L'évèque en sa ville : Le temps chrétien : encadrement liturgique du peuple d'Antioche - L’espace chrétien : éléments de topographie religieuse antiochienne - Un projet chrétien pour le peuple d'Antioche : la pastorale de Sévère - Réalités sociales : les limites de la cité chrétienne — 3ème part. Le Patriarche d'Orient : L’autorité d'Antioche - Les événements - La christianisation du diocèse oriental — 4ème part. Oppositions et dissidences : Les Juifs - Les Manichéens - Chrétiens déviants et adversaires christologiques — Conclusion générale.


BAH n° 189
ALIQUOT (J.). La vie religieuse au Liban sous l'empire romain.
Beyrouth, 2009, in-4°, 450 p., résumé et sommaire en arabe. ISBN  : 978-2-35159-160-4.

Entre la conquête du Proche-Orient par Rome au premier siècle avant Jésus-Christ et la fermeture des temples au quatrième siècle de l'ère chrétienne, les montagnes du Liban se couvrent de nombreux sanctuaires païens. Ces lieux de culte entre ciel et terre ont attiré l'attention des voyageurs et des savants depuis l'Antiquité : " je suis aussi monté vers le Liban depuis Byblos, à une journée de marche, après avoir appris qu'il se trouvait là un ancien temple d'Aphrodite ", peut-on lire dans le De Dea Syria, traité rédigé en grec à l'époque romaine, qui relate une visite au célèbre site d'Afqa, à la source du fleuve Adonis. La vie religieuse au Liban sous l'Empire romain invite le lecteur à découvrir à son tour les cultes et les sanctuaires locaux en tirant parti d'une documentation renouvelée par les travaux archéologiques et épigraphiques les plus récents. L'enquête constitue la première étude d'ensemble sur la question. Au croisement de l'histoire et de l'archéologie, elle est complétée du catalogue des cent vingt lieux de culte de la région. L'ouvrage se place dans la perspective de l'histoire des religions et des sociétés du monde romain. Il contribue aux recherches sur l'hellénisation et la romanisation du Proche-Orient.

Between the conquest of the Near East by Rome in the first century before Jesus Christ and the closure of the temples in the fourth century of the Christian era, many pagan sanctuaries covered the mountains of Lebanon. These places of worship suspended between sky and earth have drawn the attention of the travellers and scholars since Antiquity: "I also went up from Byblos into Lebanon, a day's journey, having learnt that there was an ancient sanctuary of Aphrodite there," as one can read in the De Dea Syria, a treatise written in Greek in the Roman period, which tells a visit to the famous site of Afqa, at the spring of the river Adonis. La vie religieuse au Liban sous l'Empire romain invites the reader to discover in his turn the local cults and sanctuaries by taking advantage of a documentation renewed by the most recent archaeological and epigraphic works. The inquiry constitutes the first comprehensive study on this topic. At the meeting point of history and archaeology, it is completed by the catalogue of the hundred and twenty places of worship of the area. The book takes place in the perspective of the history of religions and societies of the Roman world. It contributes to the researches on the hellenisation and the romanisation of the Near East

Sommaire : Avant-propos — Introduction — Ière Part. Le paysage sacré : Les origines barbares - La domestication du Liban - Villages et sanctuaires — 2ème part. Les stratégies de la piété : La tradition des ancêtres - L'hellénisme en héritage - La voir romaine — Conclusion générale — Catalogue des lieux de culte — Bibliographie — Indices.

 


• ETUDES CONTEMPORAINES :


CP n° 18
CHIFFOLEAU (S.), MADŒUF (A.) . Les pèlerinages au Maghreb et au Moyen-Orient. Espaces publics, espaces du public.
Beyrouth, 2005, 406 p. ISBN 2-35159-011-2

Sommaire détaillé

Phénomènes sociaux de grande ampleur, les pèlerinages ne sauraient être réduits à leur seule dimension religieuse. Ils participent en effet pleinement aux mobilités qui traversent la région, alimentant le développement touristique et les échanges commerciaux. Les pèlerinages forment un creuset où viennent se croiser non seulement les hommes, mais également les biens et les idées qui essaiment au retour des pèlerins, entraînant des transformations matérielles, politiques, voire psychologiques, importantes et souvent durables. Les contributions réunies dans ce volume s’attachent à rendre compte, en multipliant les situations observées et les angles d’approche, de cet événement polymorphe qu’est le pèlerinage au Maghreb et au Moyen-Orient.

Recension sur le web :
- par Fariba Adelkhah, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée [En ligne], n° 119-120 - Migrations Sud-Sud, novembre 2007.
- par Constant Hamès, Archives de sciences sociales des religions, 138 (2007) - Varia, [En ligne], mis en ligne le 11 septembre 2007.


CP n° 19
DE BEL-AIR (F.). Migration et politique au Moyen-Orient.
Beyrouth, 2006, 218 p. ISBN 2-35159-037-6

Les migrations internationales constituent aujourd’hui, dans toutes les régions du globe, un enjeu majeur du politique. Elles font l’objet d’accords internationaux, engendrent des litiges diplomatiques et, surtout, défient en permanence l’ordre du « national ». L’immigrant se heurte à des frontières, spatiales et administratives ; l’émigrant renégocie en permanence ses relations à son pays d’origine. Aussi les migrations obligent-elles sans cesse à repenser les frontières, les manières de conceptualiser un territoire et, plus largement, la souveraineté politique d’un État-nation. Dans un Moyen-Orient arabe en pleine crise sociale, économique et politique, l’intensification des mouvements d’immigration et d’émigration, mais aussi celle des migrations de transit, est porteuse, en ce tournant de siècle, d’enjeux politiques spécifiques.

Les critiques sur le Web : Mappemonde, 87, 2007

Sommaire : Introduction — F. De Bel-Air, A. Dergarabedian, Migrations de travail, globalisation et politique : les Zones industrielles qualifiantes (QIZ) de Jordanie — K. V. Bergem, The Role of the State in the in-Migration of Domestic Workers to Jordan and the GCC Countries — J. Chalcraft, Syrian Workers in Lebanon and the Role of the State : Political Economy and Popular Aspirations — J. Al Husseini, La gestion de l.immigration des réfugiés palestiniens dans les pays arabes : à la recherche d'un équilibre incertain — M. Kamel Doraï, O. Clochard, Non-Palestinian Refugees in Lebanon. From Asylum Seekers to Illegal Migrants — S. Hanafi, Palestinian Refugees, Citizenship and the Nation-State — T. Jaulin, La restitution de la nationalité libanaise : enjeux juridiques et politiques — P. Tabar, The Maronite Church in Lebanon : From Nation-building to a Diasporan/Transnational Institution — Annexes : Notices biographiques - Résumés/Abstracts.


CP n° 22
PUIG (N.), MERMIER (F.). Itinιraires esthιtiques et scθnes culturelles au Proche-Orient.
Beyrouth, 2006, 278 p., illustrations en couleurs et en noir et blanc. ISBN 2-35159-62-1

Des sociabilités de l’écrit aux créations plastiques en passant par les paysages musicaux, les scènes théâtrales ou les itinéraires de cinéastes, la production culturelle au Proche-Orient est riche de ses spécificités et de ses diversités. Elle est intimement liée aux contextes politiques nationaux qui l’encadrent plus ou moins étroitement et à l’horizon conflictuel de la région.
En développant une démarche d’analyse des productions culturelles en relation avec des contextes sociaux plutôt qu’en s’attachant à la description des œuvres d’art en elles-mêmes, les auteurs de cet ouvrage rappellent que l’art et la création artistique sont aussi des performances sociales.

Compte rendu sur le site Histara, par Gaëlle Dumont, Université libre de Bruxelles.

Sommaire : Les contributeurs — Note sur les transcriptions de l’arabe — Introduction, par N. Puig et F. Mermier — I. Sociabilités de l’écrit : Poésies et poètes arabes en réseaux, par J.-C. Depaule - « Amateur » : une ressource professionnelle, par M. Leonhardt Santini— II. Scènes théâtrales : Le théâtre chiite au Liban, entre rituel et spectacle, par S. Mervin - Ziyad Rahbani, une figure inédite de l’homme de théâtre au Liban, par A. Chabrol III. Paysages musicaux : Mapping Out the Sound Memory of Beirut : A Survey of the music of a war generation, par T. Burkhalter - L’enseignement et la pratique de la musique proche-orientale au Liban, évolutions, débats et révisions en cours, par E. Cestor - « Bienvenue dans les camps ! », L’émergence d’un rap palestinien au Liban : une nouvelle chanson sociale et politique, par N. Puig — IV. Itinéraires de cinéastes  : Etre cinéaste syrien : expériences et trajectoires de la création sous contrainte, par C. Boëx - Itinéraire des cinéastes libanais de l’après-guerre : le parcours d’une reconstruction, par L. Hotait — V. Créations plastiques et mémoires politiques : Des représentations de l’histoire et de la mémoire dans l’art contemporain au Liban, par M. Bellan - Les artistes peintres syriens et la politique, par H. Abbas - Peintres de Beddawi, entre création artistique et engagement politique, par A. Dias — VI. Hors-texte  : L’art, la guerre et la mémoire au Liban, présentation d’œuvres d’artistes libanais, par V. Chenivesse - Note sur les transcriptions de l’arabe - Introduction, par N. Puig et F. Mermier.

 


CP n° 24
CLERC-HUYBRECHTS (V.). Les quartiers irréguliers de Beyrouth. Une histoire des enjeux fonciers et urbanistiques dans la banlieue sud.
Beyrouth, 2008, 304 p. ISBN 978-2-35159-068-3

Quartiers « illégaux », « informels », « irréguliers » : les études sur l’urbanisme proche-oriental s’intéressent de plus en plus à ces lieux de la ville où l’habitat contrevient aux règles de la construction et de l’urbanisme. Ces désignations recouvrent en réalité une grande diversité dans les histoires et les enjeux socio-politiques présidant au développement de ces quartiers. Ce livre en étudie un exemple particulièrement révélateur. La banlieue sud-ouest de Beyrouth concentre la grande majorité des quartiers irréguliers du Liban : ceux-ci participent de la stigmatisation sociale de cette périphérie de la capitale, et les grands projets de reconstruction de l’après-guerre ont par ailleurs fait de l’irrégularité urbaine une question d’actualité.
Les occupations de terrains pendant la guerre ou encore les extensions des camps de réfugiés sont liées à l’histoire récente du Liban. Mais en se plongeant dans l’histoire foncière des parcelles irrégulièrement construites et occupées, ce livre révèle que leur sort a également été marqué par des ambiguïtés juridiques remontant à l’époque ottomane ou au Mandat français. Cette profondeur historique remet en perspective le phénomène de l’irrégularité foncière. S’ajoutent des histoires particulières, celles de propriétaires plus ou moins bien placés pour protéger leur bien, qui montrent que les stratégies individuelles ou collectives sont souvent un facteur important pour expliquer la localisation et l’ampleur des irrégularités.
Plan, réglementation, loi et norme sont des outils majeurs de l’urbanisme. lorsqu’il organise la ville. Aussi l’irrégularité, qu’elle soit définie en termes juridiques (illégalité) ou formels (désordre visible dans l’espace), fonctionne-t-elle comme un remarquable révélateur des tensions qui traversent l’aménagement urbain. Entretiens, enquêtes de terrain, travail sur des archives cartographiques et juridiques ou encore étude du cadastre mettent ici au jour les raisons qui rendent certains lieux plus vulnérables ou plus accueillants que d’autres à l’irrégularité.

Compte rendu sur le site mappemonde, par Eric Verdeil.

Sommaire : I. Les interstices de l’histoire urbanistique : La morphologie de la banlieue sud : un revers de l’urbanisme : Des poches morph ologiques en banlieue sud de Beyrouth - Ville légale et planifiée ve rsus ville irrégulière — Points sensibles de l’histoire urbanistique, les quartiers de Horch Tabet et Horch al-Qatil : Une forte concentration de plans et projets d’urbanisme sur la zone sablonneuse - Règles et morphologie urbaine - Les quartiers illégaux Horch Tabet et Horch al-Qatil, zones sensibles de l’histoire urbanistique — II. Quartiers irréguliers et superposition de droits fonciers en banlieue sud : Chapitre III - Les difficultés à cadastrer la Zone des sables : un révélateur de la complexité foncière : La réalisation non confirmée d’un cadastre de la Zone des sables par les Ottomans - Les travaux du cadastre effectués par les Français achoppent sur la Zone des sables - Les difficultés ne sont pas résolues sous l’autorité de l’État libanais avant la mise en place d’un tribunal exceptionnel en 1953 — Du « statut » mouchaa au statut privé : privatisation et superposition de droits en banlieue sud : Les terrains mouchaa, coeur du conflit foncier de la Zone des sables - Le statut des terres en banlieue sud - Les passages du mouchaa à la propriété privée — Superposition de droits et enjeux fonciers : Apparition progressive des contradictions foncières - Entrée dans l’histoire urbaine, perpétuation des conflits et apparition des quartiers irréguliers — III. Stratégies de propriétaires face à l’occupation illégale : Chapitre VI - Faire face à la pression de l’occupation illégale : Le développement autour de noyaux existants d’occupation - La proximité des camps palestiniens à Horch Tabet, Raml et Chatila - Les urgences et les revanches de la guerre : le cas des plages à Jnah — Stratégies de défense des propriétaires contre l’occupation illégale : Différents équilibres entre investissements et bénéfices - Un terrain institutionnel défendu contre le squat : le Golf Club - Un grand terrain en indivision non défendu : la parcelle 190 — La concession de terrains municipaux par les fonctionnaires à Hay el-Zahra : Une occupation contenue aux terrains mouchaa - Une occupation ancienne - Une distribution illégale des terrains par certains de leurs propriétaires — Conclusion : Quand planification, foncier et propriété déterminent les lieux d’inscription de l’occupation illégale — Bibliographie — Liste des cartes, plans et décrets utilisés — Liste des notes et rapports sur la banlieue sud — Liste des illustrations — Annexes.

 


CP n° 25
HEACOCK (R.) (ss la dir. de). Temps et espaces en Palestine : flux et résistances identitaires. Of Times and Spaces in Palestine: The Flows and Resistances of Identity.
Beyrouth, 2009, 329 p. ISBN 978-2-35159-074-4

Cet ouvrage est une recherche collective diverse et dynamique, qui analyse les données symboliques, discursives, archivales, orales et archéologiques de la formation sociale palestinienne à travers le temps et les lieux. Il comprend des chapitres en français (certains traduits de l’arabe) et d’autres en anglais. Ses auteurs, qui comptent des autorités reconnues mondialement ainsi que de jeunes spécialistes des territoires occupés, ont ceci en commun qu’ils soumettent les paradigmes reçus à une critique issue de la lecture/relecture des données, à la lumière des avancées théoriques contemporaines.

This volume, containing chapters in French (some translated from Arabic) and others in English, is a collective work, diverse and dynamic, analyzing symbolic, discursive, archival, oral and archaeological data regarding the Palestinian social formation through time and space. Its authors, who include internationally recognized specialists as well as young scholars from the occupied territories, have in common their critique of established paradigms, based on a reading of data in the light of contemporary theoretical breakthroughs.

Sommaire : Introduction (R. Heacock) — I. Cadrages : R. G. Suny, Some Theoretical Considerations — H. Laurens, L’identité palestinienne d’hier à aujourd’hui — II. Racines : M. Yusuf et G. Anabisa, Les Turkmènes en Palestine : histoire et devenir - K. Safi, Territorial Awareness in the 1834 Palestinian Revolt - M. Sroor, La transformation des biens waqfs en propriété privée (jérusalémite et étrangère) à Jérusalem, 1858-1917 - S. Tamari, L’année de la sauterelle : la Grande guerre et l’effacement du passé ottoman de la Palestine - P. Bourmaud, Une sociabilité interconfessionnelle : lieux saints et fêtes religieuses en Palestine (XIXe siècle-1948) - N. Ju’beh, Palestinian Identity and Cultural Heritag — III. Histoire du temps présent : N. Picaudou, « Les Arabes » comme catégorie du discours mandataire britannique en Palestine - R. Sayigh, Palestinians : From Peasants to Revolutionaries a Quarter of a Century On : Unexplored problems of Palestinian Identity - M. al-Malki, La transformation de l’identité politique des réfugiés dans les camps de Cisjordanie et de la bande de Gaza - J. Massad, Producing the Palestinian as Other : Jordan and the Palestinians - R. Heacock, Of the Advantages (and Perils) of the Deficit of Secularism in Contemporary Palestinian Political Culture - Y. Courbage, Deux phases de la démographie de la Palestine, 1872-1948 et 1967-2025 : aspects comparatifs.

 


CP n° 26
LABAKI (B.). Enseignement supérieur et marché du travail dans le monde arabe.
Beyrouth, 2009, 248 p. ISBN 978-2-35159-083-6

Cet ouvrage examine le décalage existant dans la majorité des pays arabes entre les débouchés de l’enseignement supérieur et les besoins du marché de l’emploi. Sept études de cas sont présentées qui concernent le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban. Toutes soulignent le chômage des diplômés, dont les causes sont multiples et pour partie liées au manque de croissance économique et aux politiques conduites en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

Sommaire : Présentation de Boutros Labaki — Enseignement supérieur et marché du travail dans le monde arabe : études de cas : Le Maroc par Mohamed Souali - L’Algérie par Jamal Ferroukhi - La Tunisie par Saïd Ben Sedrine - L’Égypte par Mohaya Zaytoun - La Jordanie par Mounzer al-Charaa - La Syrie par Najib Abd al-Wahid - Le Liban par Suzanne Abdul-Reda Abourjeili.

 


CP n° 27
ABABSA (M.). Raqqa : territoires et pratiques sociales d'une ville Syrienne.
Beyrouth, 2009, 263 p. ISBN 978-2-35159-155-0

Etoile du Croissant fertile située sur l’Euphrate à deux cents kilomètres à l’Est d’Alep, Raqqa est une ville de contact entre le monde des pasteurs nomades, le monde des sédentaires et celui des citadins. Sixième ville de Syrie en 2009, avec environ 250 000 habitants, son essor fut considérable au début des années 1970 en tant que centre administratif du Projet de l’Euphrate, qui fut le principal projet de développement de la Syrie baathiste pendant vingt ans. Trois barrages, une ville nouvelle et quinze fermes d’État furent construits, drainant vers le gouvernorat de Raqqa des milliers de fonctionnaires, d’ouvriers et d’ingénieurs, syriens et étrangers, qui y introduisirent de nouvelles pratiques sociales.
Dans le même temps, Raqqa fut transformée en vitrine du développement urbain baathiste avec places de parades, jardins, bâtiments officiels, statues et rhétorique célébrant le renouveau de la gloire abbasside de cette ville qui fut la capitale éphémère du calife Haroun al-Rachid.
Le double essor administratif et démographique de Raqqa a profondément modifié les rapports de pouvoir entre les membres des anciennes familles citadines, les fonctionnaires issus des anciennes tribus semi-nomades, et les groupes de migrants nouvellement installés dans la ville. Une véritable revanche sociale s’est produite au profit de petits propriétaires devenus membres du Parti Baath qui ont eu accès aux principaux postes administratifs du gouvernorat. Mais les anciens citadins ont pu conserver les bases de leur pouvoir économique, tout en déployant leurs propres discours identitaires autonomes et leurs pratiques de sociabilité spécifiques (réunion en madâfa, visite aux tombeaux des saints de la ville bien que ces derniers aient été transformés en mausolées chiites).
Raqqa constitue ainsi un poste idéal d’observation des mutations de la Syrie contemporaine du fait de l’ampleur des bouleversements qu’elle a connus depuis un demi-siècle, et qui s’accélèrent avec les réformes introduites par le nouveau président syrien à partir de 2000 (démantèlement des fermes d’État, encouragement à l’investissement étranger), qui visent à faire du Nord-Est syrien un nouvel eldorado du développement privé.

Extrait du sommaire : Introduction — Raqqa, coeur du front pionnier de l’Euphrate : « Politique des chefs » en Jazîra et « politique des notables » à Raqqa : la naissance d’une ville de front pionnier (1865-1946) - Réformes agraires et révolution baathiste à Raqqa (1946-2000) - Raqqa, du Projet de l’Euphrate à la contre-réforme agraire (1970-2008) — Raqqa de Haroun al-Rachid à Hafez al-Assad : géopolitique et rhétorique patrimoniales : Raqqa, vitrine de l’urbanisme baathiste - Rhétorique patrimoniales et festivités étatiques — Contre-discours et sociabilités raqqawies : Les mausolées chiites de Raqqa : significations et appropriations conflictuelles - La mise en récit de la citadinité tribale de Raqqa - Les sociabilités raqqawies : madâfa, qabiyyat et cafés — Conclusion — Bibliographie ...

 


CCO n°13
VERDEIL (E.), FAOUR (Gh.), VELUT (S.). Atlas du Liban, Territoires et sociιtι.
Coιdition IFPO/CNRS Liban. Beyrouth, 2007, XIV-210 p., cartes et graphiques en couleurs.
ISBN : 978-2-35159-053-9

Cet atlas, produit d’une collaboration franco-libanaise, offre une vision nouvelle du territoire libanais et met en évidence ses transformations depuis une trentaine d’années. L’ouvrage repose sur une large collecte d’informations spatialisées à une échelle fine ; sa cartographie riche et inédite permet d’appréhender les dynamiques complexes à l’œuvre dans un pays qui, souvent, semble défier la compréhension.

Compte rendu de Thomas Richard sur nonfiction.fr
Critique sur confluences-mediterranee.com
Critique sur mappemonde.mgm.fr

Extrait du sommaire : Préface de M. Hamzé - Carte générale du territoire libanais - Introduction - Construction nationale et géopolitique régionale - Le Liban dans la mondialisation - Population et peuplement - Les mutations territoriales - L'économie - La société : Niveaux de vie, équipements et infrastructures - Les politiques d'aménagement et d'équipement de la reconstruction - Postface : Le territoire libanais à l'épreuve de la guerre. Sommaire détaillé


• LES CAHIERS DE L'IFPO :


CI n° 1
MERMIER (F.). Liban, espaces partagés et pratiques de rencontre sous la direction de F. Mermier.
Beyrouth, 2008, 184 pages. ISBN  : 978-2-35159-069-0

Cet ouvrage, consacré aux espaces partagés et pratiques de rencontre au Liban, présente différentes formes de relations et de liens sociaux, depuis l’usage du téléphone portable et les visites de condoléances jusqu’aux relations « inter-communautaires » au sein d’une entreprise ou dans la Montagne libanaise. La territorialisation des appartenances combine un registre complexe où se mêlent la symbolique des lieux, leurs liens à l’histoire communautaire et nationale, leurs formes d’appropriation, parfois violentes, et les réalités sociologiques par essence fluctuantes. Les études et témoignages rassemblés dans cet ouvrage permettent de saisir un état du communautarisme libanais qui ne peut être dissocié de la crise politique qui a secoué le pays entre l’assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005, et l’élection d’un nouveau président de la République le 25 mai 2008.

Sommaire : Les auteurs — Liminaire par F. Mermier. — Etudes : A. Kanafani-Zahar, Ni mémoire dite ni présent rasséréné  : le vivre-ensemble à l’épreuve de la guerre — D. de Clerck, La Montagne  : un espace de partage et de ruptures — M. Marshak, Représentations sociolinguistiques des variétés de l’arabe parlé à Beyrouth — M. Chaoul, Echange social, liens et solidarité. Sociographie de la pratique des condoléances à Zahlé — K. Ziadeh, Place Abdul Hamid Karamé ou place de la Lumière à Tripoli : conflit de dénominations — J.-Ch. Depaule, Au royaume des appels en absence. — Témoignages : L. Slim, La paix à la libanaise, ou l’art de la réconciliation sans modération ! — M. Abi Samra, Le petit théâtre des rancoeurs communautaires  : entre la fièvre des alliances et la froide amertume de l’individualité — B. Khbeiz, La mort des lieux, ou Beyrouth aux nuits dédoublées — Rania Stephan, Terrains vagues — M. Jaber, Mémoires impersonnels.

 


CI n°2
DRIESKENS (B.). Les mιtamorphoses du mariage au Moyen-Orient. sous la direction de B. Drieskens.
Beyrouth, 2008, 152 pages. ISBN 978-2-35159-070-6

Depuis plusieurs années, les démographes attirent notre attention sur la montée du célibat, la réduction de l’écart d’âge entre partenaires et les fluctuations du taux de divorce dans le Moyen-Orient contemporain. Cet ouvrage rassemble diverses contributions visant à rendre compte des implications de tous ces phénomènes sur les idées et les pratiques sous-jacentes aux données quantitatives. Mariages collectifs, mariages civils, mariages temporaires ou secrets : autant de nouveaux paradigmes matrimoniaux qui semblent progressivement s’imposer.

Sommaire : Les contributeurs — B. Drieskens, Introduction : sur le mariage — A. F. Weber, Briser et suivre les normes : les couples islamo-chrétiens au Liban — S. Perdigon, La corniche des célibataires. L'intimité à l'épreuve du transnationalisme chez les jeunes Palestiniens de Jal al-Baher, Liban-Sud — S. Mervin, Normes religieuses et loi du silence : le mariage temporaire chez les chiites du Liban — J. Carlisle, From Behind the Door : A Damascus Court copes with an alleged out of court marriage — D. Singerman, Marriage and Divorce in Egypt : Financial Costs and Political Struggles — B. Drieskens, Changing Perceptions of Marriage in Contemporary Beirut — F. De Bel-Air, Mariage tardif et célibat au Moyen-Orient  : quels enjeux ?

 


CI n°3
ICHE (S.). L'Orient-Express : chronique d'un magazine libanais des années 1990
Beyrouth, 2009, 184 pages. ISBN : 978-2-35159-084-3
Sommaire détaillé

Cet ouvrage donne à découvrir, ou à redécouvrir, l’histoire, les enjeux et l’esprit d'un magazine francophone dont la chronique est aussi celle du Liban des années 1990.
Dès sa naissance, le magazine jouait l’effronterie et la contradiction. Il affichait des ambitions assumées : « être un journal arabe en français », en renouant le lien rompu entre le Liban réel, « arabe d’identité et d’appartenance » comme le formule le texte constitutionnel, et un public francophone volontairement ou non ignorant de faits politiques, sociaux, culturels qui traversent le pays. Faire de la langue française un outil d’ouverture plutôt que d’exclusion. Faire qu’au sein du Liban, sédimenté de mémoires concurrentes et d’affrontements guerriers, un terreau commun se cultive... Créer des « transcultures » où se côtoieraient Fayruz et Patti Smith, Gilles Deleuze et Tayeb Salih, Portishead et Edward Saïd, Salman Rushdie et NTM, Allen Ginsberg et Ounsi El Hage.
Cette identité multipliant les lignes, les facettes, n’empêchait nullement des prises de position continuellement réaffirmées. D’un mois à l’autre, L’Orient-Express n’a eu de cesse d’appeler de ses vœux un Liban démocratique, laïc et indépendant, dans le maintien des solidarités interarabes. La tragédie palestinienne est rappelée chaque fois que la ponctue un nouvel espoir, rare, ou un nouveau crime. C’est en priorité aux jeunes que L’Orient-Express désirait faire entendre ses appels au réveil politique, pour qu’ils se battent ...

Extrait du sommaire : Naissance, vie et mort de L'Orient-Express : Une place marginale dans la presse libanaise d'après-guerre - Identité de L'Orient-Express : élitisme et plaisir - L'Orient-Express à contre-courant.— Pour une réconciliation nationale : Changer la société - L'État : premier pôle d'intégration - La capitale : deuxième pôle d'intégration — Conjuguer arabité et ouverture sur le monde : L'arabité du Liban - L'Orient-Express et la France - Le monde vu depuis Beyrouth.

 


CI n°4
FEGHALI (P.). Le quartier de Sanayeh à Beyrouth. Une exploration filmique
Beyrouth, 2009, 136 pages + 1 DVD inclus. ISBN : 978-2-35159-147-5

Conçu à partir de la fin du XIXe siècle, le pôle urbain de Sanayeh valorisait la modernité au sein de l’Empire ottoman. Construit sur des dunes de sable, il représentait un défi de l’homme sur la nature.
Ce livre, accompagné d’une série de films, propose une vision du quartier des arts et métiers, Sanayeh, tel qu’il est vécu aujourd’hui. Bien que situé au cœur de Beyrouth, Sanayeh dévoile, derrière les immeubles modernes qui entourent désormais le jardin public, un espace plus traditionnel. Une vie rythmée par les cérémonies rituelles et un esprit du lieu marqué par la présence du jardin. En effet, c’est autour du jardin, poumon du quartier, que les connexions à la ville s’opèrent : lieu de rencontre, d’exposition et de camouflage, il permet à ses occupants réguliers de se créer une vie.
Ce livre propose un itinéraire de découverte dont les repères sont les pratiques sociales des habitants de Sanayeh - notables du quartier ou gens de peu -, leurs usages de l’espace et leurs rapports au lieu. Cet ouvrage allie le texte à l’image pour faire découvrir, à travers une exploration filmique, un portrait éclaté et vivant du quartier de Sanayeh.

Sommaire : Préface d’Élias Khoury — Introduction — Chap. I : Sanayeh au fil du temps — Chap. II : Démarche — Chap. III : De l’espace communautaire à l’espace public — Chap. IV : Pratiques et réseaux familiaux — Conclusion — Bibliographie / filmographie.


• GUIDES ARCHEOLOGIQUES DE L'IFPO :


N° 2
YON (M.) La cité d'Ougarit sur le tell de Ras Shamra.
Damas, Ifpo/ERC, ADPF, CulturesFrance, 1997, 190 p., 72 fig. et 66 ill. (couleur, noir et blanc). ISBN  : 2-86538-263-X

La ville antique d'Ougarit fut le centre politique, économique et culturel d'un royaume qui a tenu sa place à la fin de l'Age du Bronze, entre les grandes puissances égyptiennes et hittites, lié aussi à ses voisins syriens, levantins, grecs, chypriotes, avant d'être détruit au début du XIIe s. av. J.-C.
Ce volume, destiné à la fois aux chercheurs et à une audience plus large de non-spécialistes, donne une vue d'ensemble des résultats récents des recherches. Replaçant Ougarit dans son environnement géographique et historique, il rappelle l'histoire du site et présente l'organisation urbaine et les monuments tels qu'on peut actuellement tenter de les reconstituer : les fortifications et le réseau des rues, le fastueux Palais royal et les temples, mais aussi les maisons de Ougaritains riches ou moins riches.

Compte-rendu par Henri De Contenson Syria, 2000, vol. 77, p. 322 sur le site Persée.fr

 


N° 3
AS'AD (K.), YON (J.-B.) avec la collaboration de T. FOURNET. Inscriptions de Palmyre. Promenades épigraphiques dans la ville antique de Palmyre.
Damas, Ifpo, 2001, 105 ill. (couleur et noir et blanc), index, 128 p. ISBN : 2-912738-12-1

Située à mi-chemin de la côte syrienne et de l'Euphrate, Palmyre a vécu son apogée de ville caravanière pendant les premiers siècles de notre ère. La splendeur de son site, de ses monuments et de ses tombeaux l'a rendue célèbre, tout comme le destin de la fameuse Zénobie, reine de Palmyre.
Cet ouvrage, destiné aussi bien aux historiens qu'à un large public d'amateurs et d'étudiants, guidera ses lecteurs dans des parcours variés, jalonnés de monuments et d'inscriptions, ici traduites et commentées dans leur contexte. Il permettra de rencontrer différents types de textes (épitaphes ou dédicaces de tombes, inscriptions honorifiques, graffiti chrétien...), qui témoignent des croyances, des activités politiques et commerciales des Palmyréniens, mais aussi de la présence de Rome dans l'oasis.

 


N° 5
DENTZER-FEYDY (J.), VALLERIN (M.), FOURNET (T.), MUKDAD (R. et A.). Bosra. Aux portes de l'Arabie. Préface de Michel Al-Maqdissi. Sommaire détaillé
Beyrouth, 2007, XVI-366 p., cartes et illustrations en couleurs. ISBN  : 978-2-35159-060-7
EPUISE

De nombreux monuments témoignent de la longue histoire de Bosra, successivement agglomération fortifiée de l’âge du Bronze, importante ville nabatéenne, capitale de la province romaine d’Arabie, florissante cité épiscopale à l’époque byzantine. Taillées dans le basalte local, les pierres de Bosra, perpétuellement remployées pour ériger de nouveaux édifices, conservent la trace des époques antérieures. Les auteurs - archéologues, architectes, historiens, épigraphistes - ont souhaité offrir une vision aussi complète que possible de cette continuité, l’illustrant d’une abondante documentation iconographique. De l'urbanisme antique aux traditions contemporaines, le lecteur est ici convié à un parcours historique et culturel ainsi qu'à une visite détaillée des monuments de Bosra.

Compte rendu sur le site Histara, par Anne Michel, Université Michel de Montaigne-Bordeaux3

Extrait du sommaire : Introduction : Bosra dans son environnement naturel — Histoire, culture, société : De l'âge du Bronze à l'époque hellénistique - Période hellénistique et nabatéenne - Période romaine - Période byzantine- Période islamique des Omeyyades aux Ottomans - Période islamique des Ottomans au monde contemporain — Les monuments : Quartier de l'Est - Quartier du Sud - Quartier du Centre - Quartier de l'Ouest - Quartier du Nord - Bosra hors les murs et ses environs... — Index des édifices de Bosra...

 


N° 6
YON (J.-B.) et GATIER (P.-L.). Choix d’inscriptions grecques et latines de la Syrie.
Beyrouth, 2008, 220p. ISBN  : 978-2-35159-080-5
Sommaire détaillé

Les hommes de l'Antiquité ont beaucoup confié à la pierre ; leurs inscriptions, gravées sur divers supports ou dessinées sur les tapis de mosaïque, constituent l'une des sources majeures de l'histoire de la Syrie. Scrupuleusement replacés dans leur contexte archéologique, géographique et historique, tous ces documents invitent à la découverte d'un pays et d'une histoire.
Par ce Choix d’inscriptions grecques et latines de la Syrie, une équipe d'historiens offre au lecteur des documents variés et souvent inattendus : certains de ces documents intéressent l'histoire politique, les institutions, l'économie, la vie militaire...d'autres nous parlent simplement des hommes et de la difficulté du quotidien : une chronique sur mosaïque signale que le 27 janvier 499 « il y eut de fortes neiges et les arbres à olives du territoire d'Apamée se rompirent »...

Extrait du sommaire : Carte générale - Introduction — Vie publique, empereurs, gouverneurs et cités : Un bienfaiteur princier offre des thermes (un peu avant 117 apr. J.-C.) - Tarif de Palmyre, décret et début (137 apr. J.-C.) - Décret en l’honneur du port des pêcheurs de pourpre (début IIIe s. apr. J.-C.) — L’armée et la défense : Une liste hellénistique de mercenaires (seconde moitié du IIIe s. av. J.-C.) - Construction d’un amphithéâtre militaire (216 apr. J.-C.) — Fortifications et bâtiments publics : Un bain byzantin (entre septembre 551 et août 552 apr. J.-C.) - La citadelle médiévale de Qal‘at Sam‘an (vers 966 apr. J.-C.) — La vie rurale et les campagnes : Bornes en Palmyrène (entre 98 et 153 apr. J.-C.) - Un grand domaine impérial  : le saltus de Batanée (355-360 apr. J.-C.) - Bornage d’un village d’Antiochène (entre septembre 588 et août 589 apr. J.-C.) — Les routes : Route romaine dans la haute vallée du Barada (163-165 apr. J.-C.) - Milliaire de Zénobie (270-284 apr. J.-C.) — Les cultes, le paganisme : Les privilèges de Baetocécé (époque hellénistique) - Dédicace au dieu Gennéas (juillet 185 apr. J.-C.) - Une édifice mystérieux  : la « sacrée Kalybè » (entre décembre 281 et l’automne 282) — Le christianisme, les constructions : Dédicace d’une église Saint-Georges (515-516 apr. J.-C.) - Mosaïque d’un martyrion de la Vierge (7 juillet 530 apr. J.-C.) — Les tombeaux : Pyramide funéraire de Samsigéramos (78/79 apr. J.-C.) - Épitaphe d’un militaire syrien du Moyen-Euphrate (Ier-IIe s. apr. J.-C.) - Une formule de protection contre le viol des tombeaux (IIIe-IVe s. apr. J.-C.) — Index des provenances - Bibliographie.

 


N° 7
ABDUL MASSIH (J.), BESSAC (J.-C.) Glossaire technique trilingue de la pierre. L'exploitation en carrière. (texte en français et arabe).
Beyrouth, Ifpo, 2009, 132 p. ISBN  : 978-2-35159-153-6

De Pétra à Baalbek, en passant par Palmyre, la pierre est omniprésente au Proche-Orient. Presque tous les monuments de la région sont issus des carrières et la plupart de leurs caractères techniques sont étroitement dépendants des conditions géologiques et des techniques propres à ces exploitations. Comment imaginer l'usage de mégalithes à Baalbek si la roche locale n'avait présenté que des strates fragmentées et de faible épaisseur ? [...] L'absence de colonnes monolithes en gypse dans les sites de la vallée de l'Euphrate syrien ne tient pas à une décision architecturale, mais à l'impossibilité d'extraire de longs monolithes dans cette roche. La bichromie des monuments d'époque islamique se trouve essentiellement dans les zones géologiques où l'on peut extraire, à peu de distance, du calcaire clair et du basalte. Les pierres décoratives importées de diverses contrées présentent également des aspects spécifiques à leur type de gisement et à leur mode d'exploitation. [...]
Par ailleurs, que sait-on sur les carriers antiques et médiévaux de la région ? Très peu de chose, si l'on en juge par l'extrême rareté des études historiques et archéologiques qui abordent ce thème. Les sources antiques et médiévales sont quasiment muettes à leur sujet. [...] La rareté des informations sur les carrières de pierre tient d'abord au manque de sensibilisation des archéologues à leur sujet : peu connaissent la problématique archéologique des chantiers d'extraction et les résultats potentiels que peut apporter leur fouille stratigraphique. [...]
L'objectif du présent ouvrage est de proposer un outil linguistique et technique illustré afin d'élargir les recherches dans cette discipline, où elles ne sont qu'embryonnaires. La technicité du sujet impliquait la présentation de nombreuses illustrations et une édition en format réduit pour faciliter l'usage de ce glossaire sur le terrain. Malgré tous nos efforts en vue de l'exhaustivité, il restera néanmoins quelques lacunes, dont nous prions les lecteurs de bien vouloir nous excuser.

Pour toute demande d'abonnement veuillez remplir notre formulaire - To subscribe, please fill our form

~~