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INSTITUT FRANCAIS DU PROCHE-ORIENT

ARCHEOLOGIE ET HISTOIRE DE L'ANTIQUITE

 

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• BIBLIOTHEQUE ARCHEOLOGIQUE ET HISTORIQUE  :


BAH n° 175.

DELPLACE (C.), DENTZER-FEYDY (J.). L'Agora de Palmyre, sur la base des travaux de Henri Seyrig, Raymond Duru et Edmond Frézouls. Avec la collaboration de Khaled Al-As‘ad, Jean-Charles Balty, Thibaud Fournet, Thomas M. Weber et Jean-Baptiste Yon
Bordeaux, Beyrouth, 2005, in-4°, 393 p., 486 fig. dont 2 dépl. ISBN  : 2-35159-000-7.

La publication repose sur les fouilles menées à l'agora de Palmyre par H. Seyrig et R. Duru en 1939 et 1940. Complétées dans les années 1960 par le dégagement, conduit par la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie, d'un bâtiment voisin appelé "salle annexe", ces recherches étaient largement restées inédites.
Reprenant l'ensemble de la documentation dispersée entre Damas, Beyrouth, Strasbourg et Bordeaux, les auteurs fournissent une nouvelle chronologie ainsi qu'une nouvelle interprétation de ce groupe monumental (agora-forum entre basilique et curie), qui repose sur l'étude des inscriptions (étude entamée dans les années 1970 sous la direction d'Ed. Frézouls) et des consoles, du décor architectural et de la sculpture. Cet ensemble est réintégré dans une compréhension globale de la documentation palmyrénienne.
L'étude de ce complexe monumental conduit également à redéfinir l'évolution de l'urbanisme de la ville. Au terme de cette analyse, il apparaît qu'une forte volonté impériale a imposé un modèle romain - forum entre basilique et curie - dans ces terres des confins orientaux de l'Empire romain par ailleurs imprégnés de culture parthe.

This volume is based on the archaeological excavations directed by H. Seyrig and R. Duru in 1939 and 1940 on the agora of Palmyre. Supplemented in the years 1960 by the release, led by the Directorate-General of Antiquities and the Museums of Syria, of a nearby building called "additional room", this research had largely remained new.
the authors examined all the documents dispersed between Damascus, Beyrouth, Strasbourg and Bordeaux. They propose a new chronology and interpretation for this monumental complex (agora-forum, between basilica and curia), founded on studies of inscriptions (started in the seventies by Ed. Frézouls), column-brackets, architectural decoration and sculpture in the round. The results are then discussed within the broader context of Palmyrene archaelogy and culture.
The study of this monumental civic complex also suggests that the development of urbanisma at Palmyra should be reconsidered. It thus appears that a strong imperial authority imposed a Roman architectural model on these territories, sitated close to the eastern borders of the Empire yet immersed in Parthian culture.

Sommaire : Historique des connaissances concernant le secteur de l'agora — La fouille de l'agora — Les compléments sur le secteur — Les inscriptions de l'agora — Consoles et épigraphie — Décor architectural de l'agora et des bâtiments attenants — Remarques sur la métrologie — Eléments architecturaux divers et reliefs — La sculpture.

 


BAH n° 176.
SOLER (E.). Le sacré et le salut à Antioche au IVe siècle apr. J.-C.. Pratiques festives et comportements religieux dans le processus de christianisation de la cité.

Beyrouth, 2006, in-4°, VI+292 p., dont 10 en arabe, 16 pl., biblio, index. ISBN  : 2-35159-031-7.
Sommaire détaillé

Au IVe siècle, à Antioche, cité réputée chrétienne, le mode festif, exubérant, est révélateur de la religiosité sans exclusive des Antiochiens. Tous se mêlent dans les grandes fêtes de liesse « païennes », partagent l'ivresse et la transgression de type dionysiaque, et célèbrent, d'une manière identique, les fêtes juives et chrétiennes en formant des cortèges festifs dionysiaques. Ceux-ci sont incessants en raison des fêtes religieuses nombreuses dans une cité qui est païenne, chrétienne, juive, manichéenne. Les Antiochiens aspirent avant tout au salut et en trouvent la promesse dans l'inauguration du temps festif par l'observation des astres et des jours, et dans sa célébration sur un mode bachique. Dionysos est présent à Antioche, à travers de nombreuses dionysies et à travers cette indéracinable koinè festive qui transforme toutes les fêtes religieuses en fêtes de Dionysos, même lorsque l'on célèbre Zeus, le Christ ou les martyrs chrétiens. Ce mode festif est la pierre d'achoppement sur laquelle s'est brisé le projet théurgique et néoplatonicien de l'empereur Julien qui, s'appuyant sur des réseaux de notables et d'intellectuels païens versés dans l'art de la divination, a tenté, au milieu du IVe siècle, de restaurer le culte sacrificiel en déclin. D'une Eglise chrétienne divisée par la crise arienne et par le schisme qui éclate sous l'empereur Julien entre les opposants à l'arianisme se détache le groupe des méléciens dirigé par l'évêque Flavien et le prédicateur Jean Chrysostome. Ce groupe chrétien entreprend de rétablir la foi de Nicée et de faire du christianisme une religion exclusive à Antioche. Pour cela, il développe le culte martyrial et tente de substituer des processions chrétiennes aux cortèges dionysiaques. À la fin du IVe siècle, même si les Antiochiens continuent à bondir comme des bacchants, la christianisation et la foi de Nicée ont largement progressé dans la cité.

Fourth century Antioch is usually considered as a Christian city. However, its merry and exuberant festive practices revealed an inclusive religiosity. Intermingled with jubilant pagan festivals and Dionysiac abandonment, Jewish and Christian festivals alike were celebrated in carousing Dionysian processions made incessant by the numerous religious holidays of a city at once Christian, Pagan, Jewish and Manichaean. Antiochians aspired to salvation above all else and sought it in the stars and the calendar by presaging the most timely onset of religious festivals, and in their bacchic-style celebrations. The presence of Dionysus in Antioch is evident in the numerous Dionysian festivals as well as the unfading celebratory koine that transforms all religious festivals into bacchic celebrations, be they in the name of Zeus, the Christ or Christian martyrs. The Emperor Julian the Apostate, inspired by theurgy and neo-platonism, stumbled against this festive tradition when, in the middle of the IV th century, he tried to restore the declining practise of sacrificial cults by relying on pagan networks of leading citizens and intellectuals who were experienced in the art of divination. From a Christian Church divided by the Arian crisis and the schism that appeared during the Emperor Julian's reign within those opposing arianism, a group known as the Meletians broke away under the leadership of Bishop Flavian and the preacher John Chrysostom. Their aim was to restore the Nicean dogma and to establish Christianity as Antioch's only faith. With this purpose in mind, the group promoted the cult of the Martyrs and tried to replace Dionysian with Christian processions. By the end of the IV th century, although the Antiochians retained their bacchic leaping, christianisation and the Nicean creed had largely been established in the city.

Extrait du sommaire : Ière part. Dionysisme, divination et déclin du culte sacrificiel à Antioche au IVe siècle : Les temples : lieux de culte ou musées des images divines au IVe siècle ? - L'observance des jours, les lamentations et la liesse "païennes" - Le Misopôgôn ou l'échec de la révolution néoplatonicienne et théurgique de Julien à Antioche - Les hétaïries pythagoriciennes et néoplatoniciennes - Présence de Dionysos et des dieux sauveurs à Antioche — 2ème part. L'appel de la synagogue et des trompettes juives : Le prestige des fêtes et des rites juifs à Antioche à la fin du IVe siècle - Les judaïsants et la christianisation en acte — 3ème part. des martyria et des lieux d'intercession aux rues à portiques : l'emprise nicéenne et mélécienne et la "mise au pas" d'Antioche à l'époque de Jean Chrysostome : Antioche : une cité marquée par le subordinatianisme et par le schisme - L'exubérance festive et la christianisation de masse d'Antioche à l'époque de la prédication de Jean Chrysostome - Fêtes des martyrs, martyria et kômoï de chrétiens - Le salut pour Antioche et l'ordre impérial et chrétien dans la cité — Conclusion générale...

 


BAH n° 179
VIBERT-GUIGUE (Cl.), BISHEH (Gh.). Les peintures de Qusayr 'Amra. Un bain omeyyade dans la bâdiya jordanienne. Department of Antiquities of Jordan, Jordanian Archaeology vol. 1. Avec une contribution de Fr. Imbert.
Beyrouth, 2007, X-224 p. (dont 112 pl. N&B et 38 pl. couleurs). ISBN : 978-2-35159-049-2
Sommaire détaillé

A l'époque omeyyade, dans la steppe jordanienne, un riche commanditaire musulman fait orner des bains de peintures figurées aux vives couleurs. Qusayr 'Amra donne à voir le plus important ensemble de peintures murales de cette époque (VIIIe s.). 450 m2 de décor d'une étonnante variété sont présentés sous forme de relevés minutieux et de proposition de restitution : scènes de chasse, de pêche, de bains, de musique et de danse, et même de construction ; symbolique du pouvoir ; représentations féminines, souvent dénudées ; bestiaire (chasse aux onagres, meute de sloughis, abattage et dépeçage d'animaux, mais aussi oiseaux, poissons, animaux savants et monstres marins) ; coupole décorée d'un zodiaque ; ornement végétaux, agrémentnt le plupart des scènes...

On en parle sur le web :
Journal du CNRS, 219, avril 2008
Compte rendu sur le site Histara, par A. Le Bihan.
Présentation sur archeo.ens.fr

Extrait du sommaire : Introduction : Les peintures de Qusayr ‘Amra (Gh. Bisheh) : Le cadre historique - La raison d'être des châteaux omeyyades du désert - Le bâtiment - Les peintures - The Paintings of Qusayr ‘Amra - Historical Background - The raison d'être of the Umayyad Palatial Desert Buildings - The Building - The Fresco Paintings — La documentation archéologique  : Les interventions de terrain - Figure dans le texte : éclaté et développé de parois. Désignation et numérotation - Catalogue - Introduction aux planches — Planches...


BAH n° 181
CLAUSS-BALTY (P.) (ss la dir. de). Hauran III, l'habitat dans les campagnes de Syrie du sud aux époques classique et médiévales. Introd. de J.-M. Dentzer, avec des contributions de E. Bopp, F. Braemer, P. Clauss-Balty, G. Davtian, J. Dentzer-Feydy, A. Guérin, J. Leblanc, E. Léna, G. Stanzl, J.-P. Vallat.
Beyrouth, 2008, VIII-352 p., 2 pl. h-t, index, liste des pl. et des fig. ISBN 978-2-35159-064-5.
Sommaire détaillé

Le Hauran est un pays de contrastes. De ceux-ci est né un patrimoine d'une exceptionnelle richesse : le théâtre romain le mieux conservé se trouve à Bosra, un empereur de Rome est originaire de Shahba, un magnifique nymphée est blotti au creux du wadi de Qanawat...
Les vestiges archéologiques de ces villes relatent une histoire mouvementée, mais ne disent que peu de choses des plus de trois cents villages de la région, autres acteurs fondamentaux de cette épopée...
Le présent ouvrage est entièrement consacré à cette région de la Syrie du Sud. Les contributions des auteurs témoignent de l'intérêt des récents travaux sur l'habitat villageois et son environnement. En fonction des compétences de chacun, les problématiques ont été traitées au moyen de prospections, d'études territoriales, architecturales ou d'analyses du décor sculpté, sans oublier la création et la mise au point de nouveaux outils à l'aide de logiciels SIG. D'une perception territoriale large à une approche plus serrée des techniques de construction, en passant par l'organisation des villages et des habitations qu'ils contiennent, cet ouvrage permet d'esquisser avec de plus en plus de précision l'aspect des campagnes, des agglomérations et des habitations rurales du Hauran aux périodes classique et médiévale.

Extrait du sommaire : Avant-propos — Introduction — F. Braemer, G. Davtian et P. Clauss-Balty, L'habitat rural en Syrie du Sud ; quels contextes territoriaux ? — J.-P. Vallat, J. Leblanc et S. Khier, Archéologie du paysage et prospections : habitat rural et parcellaires du Dkebel al-'Arab (Si'/Qulub) () — P. Clauss-Balty, Maisons romano-byzantines dans les villages de Batanée : missions 2002-2004 — E. Léna, Le Dar Majarish à Muhajat. Dispositifs spatiaux, systèmes constructifs : une étude de cas — G. Stanzl, Die Palastvilla von Inkhil : Bauforschung und restaurierung — E. Bopp, Jmarrin. Die Siedlungsstruktur — J. Dentzer-Feydy, Le décor architectural des maisons de Batanée — A. Guérin, Le village de Mseikeh et le Léjà à la période islamique (VIIe-XVe siècle). Archéologie du peuplement et histoire des territoires .


BAH n° 182
LAUFFRAY (J.). Fouilles de Byblos Tome VI. L'urbanisme et l'architecture. D'après les manuscrits inachevés et les documents du "Fonds Maurice Dunand" de la Faculté des Lettres de l'Université de Genève. Collationnements et compléments des dessins originaux par Y. Makaroun-Bou Assaf.
Beyrouth, 2008, vol.1 : 518 p. - vol.2 (en coffret) : 19 pl. (70 cm x 100 cm). ISBN 978-2-35159-072-0
Sommaire détaillé

Byblos est un des rares sites du Proche-Orient où il a été possible de suivre l'évolution d'une occupation continue du Néolithique final à l'époque moderne. Après de longues années de retard, le tome VI des Fouilles de Byblos, issu du manuscrit inachevé de Maurice Dunand, a été repris et complété par Jean Lauffray, un des derniers architectes ayant collaboré avec le pionnier de l'archéologie de Byblos. Cet ouvrage apporte enfin une interprétation urbanistique et architecturale de ce site majeur, depuis les débuts de l'installation urbaine à la période du Bronze II.
Les prémices de l'histoire urbaine de Byblos sont ainsi présentées au lecteur qui pourra suivre l'évolution de ce site .... L'ouvrage, largement illustré et complété par un atlas de plans, comprend quatre grandes parties qui traduisent les principales étapes de l'évolution urbaine et technique au Bronze Ancien : La fin de la phase de sédentarisation - La naissance de la vie urbaine - La phase de transition dite des « Grosses Fondations » - L'épanouissement de la vie urbaine.
La période étudiée prend fin avec la destruction momentanée de la ville par un grand incendie causé par l'invasion des Amorites.

Extrait du sommaire : L'installation proto-urbaine. Période du style dit " Epi " (environ - 3300 à - 3000) — Naissance de la vie urbaine. Période du style dit " Sableux " (environ - 3200 à - 2700) — L'urbanisation. Les Grosses Fondations. Période de transition entre le style sableux et le style piqueté préamorite (vers 2700) — Epanouissement de la vie urbaine. Période préamorite, style dit " Piqueté " (- 2700 à - 2150) — Coda. L'urbanisme à la fin de l'âge du Bronze.


BAH n° 183
ALIQUOT (J.). Inscriptions grecques et latines de la Syrie, tome 11, Mont Hermon (Liban et Syrie).
Beyrouth, 2008, 168 p. ISBN  : 978-2-35159-079-9.

Le Mont Hermon (Jabal ech-Cheikh) est situé entre la côte méditerranéenne et la steppe syrienne. Une réputation ambiguë de sauvagerie et de sacralité s'accroche à ses cimes enneigées depuis l'Antiquité. Sur ses pentes on retrouve trace de nombreux sanctuaires païens de l'époque romaine, des inscriptions grecques et latines qui évoquent les lieux saints, les villages de la région  : ces textes constituent un témoignage irremplaçable sur la vie des communautés locales, établies en altitude, au cours des trois premiers siècles de l'ère chrétienne. Fruit de prospections épigraphiques effectuées sur les versants libanais et syriens de la montagne, le onzième tome des Inscriptions grecques et latines de la Syrie les réunit et leur ajoute de nombreux inédits, ouvrant la voie à l'étude de la société et des cultes du Mont Hermon sous l'Empire romain.

Sommaire : Avant-propos — Introduction : Présentation géographique - La montagne sacrée - L'exploration de l'Hermon - Villages et sanctuaires - Eres et territoires : Damas - Sidon - Rakhla-Zénonopolis - Burqush-Barkousa - Césarée-Panéas - Composition du corpus — Hermon occidental : Haloua - Deir el-Aachaiyer - Kfar Qouq - El-Aaqbé - Aaiha - Ain Horché - Ain Aata - Al-Habbariyé — Hermon oriental - Jdeidet Yabous - Rakhlé : Le sanctuaire nord/nord-est et la déesse Leucothéa de Rakhla - Sanctuaire ouest - Inscriptions diverses - Burqush - Qalaat Jendal - Ain el-Bourj - Qasr Antar - Rimé - Arné - Kafr Hawar - Hiné - Beit Saber - Saassa — Appendice  : Hermon méridional : Qalaat Boustra - Har Senaim - Jisr el-Ghajar - Tel Dan - Césarée-Panéas  : Inscriptions du Panion - Inscriptions diverses - Annexe : les mentions épigraphiques de Panéas hors de la ville — Index onomastique commenté — Indices  : Grec et latin - Noms divins, héroïques et mythologiques - Ethniques et toponymes - Inscriptions datées : Ere des Séleucides - Ere de Sidon - Ere de Césarée-Panéas - Provenance des inscriptions - Musées - Index général - Concordance — Bibliographie  : Abréviations - Sources littéraires - Travaux modernes — Table des illustrations.


BAH n° 184
DENTZER (J.-M.), WEBER (T. M.). Hauran IV, Sahr al-Ledja, volume II (en allemand).
Thomas Maria Weber : Die Skulpturen aus Sahr und die Statuendenkmäler der römischen Kaiserzeit in südsyrischen Heiligtümern.
Hauran IV-2, dirigé par Jean-Marie Dentzer et Thomas Maria Weber
Recherches syro-européennes 1998-2008/Syrisch-Europäische Forschungen 1998-2008.
Beyrouth, 2009. ISBN 978-2-35159-146-8.

Fait unique dans l'histoire des sculptures en basalte de Syrie du Sud, cette publication présente un ensemble cohérent de statues syro-romaines trouvées dans cette région. Situé au coeur du plateau basaltique aride du Ledja (ancienne Trachonitide), le sanctuaire a conservé un nombre important de statues appartenant probablement à sa seconde période de construction. Les fragments récoltés durant les fouilles de la mission syro-européenne, depuis 1998, ont permis la reconstitution d'un groupe de sculptures, anciennement érigées sur un podium cubique sur le parvis du temple. Des indications iconographiques, stylistiques et historiques permettent de dater l'ensemble des deux dernières décennies du Ier siècle apr. J.-C., sans doute dans le cadre du règne dans la région des dynastes orientaux, clients de Rome.
Les trouvailles de Sahr permettent d'identifier plusieurs groupes de statues dans les régions historiques de la Syrie du Sud  : plus de 30 lieux de trouvailles se répartissent entre la Gaulanitide à l'ouest, la Batanée, la plaine de l'Auranitide et le Djebel al-Arab à l'est. Le rayonnement culturel de cette région, située à la croisée d'intérêts hérodiens, nabatéens et syroaraméens, la largement dépassé ses frontières. Le commerce à longue distance, avec ses routes transcontinentales, semble avoir porté les modèles syriens jusqu'en Arabie du Sud, où l'on retrouve des exemples de ses motifs iconographiques.

Erstmalig in der Forschungsgeschichte der kunsthistorisch schwer faßbaren südsyrischen Basaltplastik wird mit vorliegender Publikation ein in sich geschlossener Fundkomplex vorgelegt. Aufgrund seiner abgeschiedenen Lage inmitten des Basaltplateaus al-Ledja (antik: Trachonitis) hat sich in dem Heiligtum von Sahr ein umfangreicheres Skulpturenensemple erhalten, das mit an Sicherheit grenzender Wahrscheinlichkeit der Ausstattung des dortigen Tempels in seiner zweiten Nutzungsphase diente. Die während der syrisch-französisch-deutschen Gemeinschaftsgrabung in den Jahren ab 1998 geborgenen Skulturenfragmente ermöglichen die Rekonstuktion einer Figurengruppe, die im Vorhof des Tempels auf einem kubischen Podium aufgestellt war. Ikonographische, stilistische und historische Indizien legen eine Datierung in die beiden letzten Jahrzehnte des 1. Jahrhunderts n. Chr. nahe und stellen eine Verbindung mit den orientalischen Klienteldynasten Roms, den Herodiern und Nabatäern, her, die in dieser Zeit über die Region herrschten.
Die Funde aus Sahr ermöglichten die Identifikation identischer oder ähnlicher Skulpturengruppen in den historischen Landschaften Südsyriens. Die mehr als 30 Fundorte verteilen sich auf die Gaulanitis im Westen, die Batanaea und Trachonitis sowie auf die Aurantinis mit dem Djebel al-‘Arab im Osten. Die kulturgeschichtliche Ausstrahlung reichte weit über dieses Gebiet sich kreuzender herodischer, nabatäischer und syrischaramäischer Interessen hinaus: Einzelne Bildmotive in Südarabien rezipieren offenbar diese Vorbilder im Süden Syriens. Sie scheinen über den Fernhandel auf den transkontinentalen Karawanenwegen vermittelt worden zu sein.

Summary : Vorbemerkung — Einleitung : Die südsyrische Basaltplastik.- Das Heiligtum von Sahr - Die Skulpturen aus Sahr — Die Statuengruppen auf dem Podium  : Die Westseite - Die Nike-Pfeiler - Die Ostseite — Nicht zum Podium gehörige Statuen : Die Kultbildgruppe - Statuen im architektonischen Kontext - Statuarische Weihgeschenke — Vergleichbare Statuendenkmäler in Südsyrien : Einleitung - Die Trachonitis - Die Batanaea - Die Auranitis - Die Gaulanitis - Denkmäler unbekannter Fundorte — Die Rezeption südsyrischer Statuengruppen in Altsüdarabien : Einleitung - Die Statuengruppe in Shabwa - Das Relief aus dem Wadi Abadân - Ein Marmorlöwe aus Südarabien — Katalog der Skulpturen aus Sahr : Zum Podium gehörige Skulpturen - Nicht zum Podium gehörige Skulpturen — Ergebnisse und Ausblick : Ergebnisse - Ausblick : Planung der zukünftigen Präsentation — Résumé / Summary : Register.


BAH n° 185
SAWAYA (Z.) Histoire de Bérytos et d'Héliopolis d'après leurs monnaies. (1er siècle av. J.-C. - 3e siècle apr. J.-C.).
Beyrouth, 2009, 415 p. ISBN  : 978-2-35159-149-9.

Cet ouvrage fondé sur un matériel numismatique aussi complet que possible apporte une contribution majeure à l'histoire des cités de la Phénicie du Nord, traditionnellement servie par un nombre très limité de sources. De l'autonomie en 81/80 av. J.-C. à la fondation d'une colonie romaine en 15 av. J.-C. à Bérytos/Beyrouth et aux relations de cette dernière avec la colonie d'Héliopolis/Baalbek, l'étude des monnayages est étroitement liée au contexte événementiel de ces deux cités.
De même, les émissions d'autres cités, telles Orthosia/Ard Artousi, Césarée du Liban/'Arqa, Tripolis, Botrys/Batroun, Byblos, Sidon, Tyr et Chalcis du Liban, sont étudiées en contexte. Leur analyse permet de distinguer les caractères originaux de chaque cité et apporte des indications nouvelles sur plusieurs points controversés de l'histoire de la Phénicie hellénistique et romaine. Si le rythme des émissions monétaires atteste de la vitalité économique de la Bérytos romaine, les dénominations du système monétaire témoignent aussi d'une certaine continuité avec la période pré-coloniale.
Le monnayage de la colonie d'Héliopolis ne commence que sous Septime Sévère, en 194, et s'arrête définitivement vers 256/257. Son étude confirme la thèse selon laquelle Héliopolis serait restée une dépendance de Bérytos jusqu'en 194.

This book, based on a set of numismatic materials as complete as possible, brings a major contribution to the history of the Northern Phoenicia cities on which, traditionally, sources are scarce. From its autonomy by 81/80 b.c. to the foundation of a Roman colony in Berytos/Beirut in 15 b.c. and to the relations Berytos developed with the colony of Heliopolis/Baalbek, coinage study has always been closely linked to the context of events in those two cities.
Similarly, coin issuing in other cities such as Orthosia/Ard Artousi, Caesarea of Lebanon/'Arqa, Tripolis, Botrys/Batrun, Byblos, Sidon, Tyr and Chalcis of Lebanon, is studied in the same context. The analysis of these coins allows the author to bring to light the specific characteristics of each city and to provide us with new information on several controversial points in the history of Hellenistic and Roman Phoenicia.
While the pace of coin issuing gives evidence of the Roman Berytos economic dynamism, the denominations of the monetary system are also a testimony of the continuity with the pre-colonial period. The coinage in the Heliopolis colony starts with Septimius Severus in 194 and halts definitely around 256/257. The author's coinage study confirms the thesis according to which Heliopolis belonged to Berytos until 194.

Sommaire : Catalogues : Catalogue des monnaies de Bérytos - Catalogue des monnaies d'Héliopolis — Commentaire numismatique : La production des monnaies et leur circulation - Dénominations, métrologie et systèmes monétaires — Synthèse historique : Introduction — Les sites : La fin des Séleucides (83-64 av. J.-C.) - Le passage sous l'hégémonie romaine et les guerres civiles de la fin de la République (64-3 av. J.-C.) - L'époque d'Octave/Auguste (30 av. J.-C. - 14 apr. J.-C.) - Le Haut-Empire de Tibère à Commode (14-193 apr. J.-C.) - L'époque des Sévères (194-217 apr. J.-C.) - Le troisième siècle apr. J.-C. de Macrin à Valérien I (217-260 apr. J.-C.) — Conclusion générale — Annexe — Cartes — Planches des catalogues — Abbréviations et bibliographie — Index général.

 

BAH n° 186
Al-DBIYAT (M.), MOUTON (M. .) (sous la dir. de). Stratégie d'acquisitions de l'eau et société au Moyen-Orient depuis l'antiquité. Etudes de cas.
Beyrouth, 2009, in-4°, 226 p., dont 12 en arabe. ISBN  : 978-2-35159-150-5.

La quête de l'eau constitue un élément central de la vie des sociétés en milieu aride ou semi-aride. Pour maîtriser la production de ses aliments, l'homme a dû construire son terroir. L'adoption ou la découverte d'une technique d'acquisition de l'eau a chaque fois favorisé le développement de nouvelles stratégies de subsistance. Les aménagements hydrauliques se sont ainsi inscrits successivement dans le paysage. C'est ce que révèlent les différentes contributions réunies dans ce volume autour du thème de l'eau, tout en confirmant que bien des systèmes de grande ampleur ont été conçus par des communautés ou des groupes familiaux. Les réseaux de l'eau tracent de manière indiscutable la géographie sociale de ceux qui les ont mis en place. Leur gestion est un facteur de cohésion et de structuration sociale, un facteur de prestige aussi pour des personnages soucieux de s'affirmer, et parfois un moyen de contrôle et de domination pour le pouvoir. Les stratégies d'acquisition de l'eau nous apparaissent comme autant de facteurs de complexité et de hiérarchisation, qui peuvent changer les modes de vie et bouleverser les structures de la société.

The search for water is essential to societies living in arid or semi-arid environments. Every time man tried to control his food production, he had to build up his own agricultural territory. The adoption or the discovery of a technique for water supply has always brought about the development of new survival strategies. Successive hydraulic installations have thus become part of the landscape. This is shown in the different contributions on water strategies put together in this publication, where it is also confirmed that large networks could have been created by communities or family groups. The water supply networks outline the social geography of those that installed them. Their management is an important factor for the cohesion and social structure of the communities, a prestige factor to individuals wishing to assert themselves, and sometimes even a tool for power. The strategies for the acquisition of water appear as so many factors of complexity and hierarchy that can change the ways of life and overturn the structures of the society.

Sommaire  : M. Mouton, Quelques réflexions finales en forme d'introduction — B. Lafont, Eau, pouvoir et société dans l'Orient ancien : approches théoriques, travaux de terrain et documentation écrite — B. Geyer, Pratiques d‘acquisition de l‘eau et modalités de peuplement dans les Marges arides de la Syrie du nord — F. Braemer et G. Davtian, L'eau du Hauran : captages et gestion depuis le Bronze ancien — O. Lecomte, Origine des cultures agricoles du Dehistan (Sud-Ouest Turkménistan). Mise en œuvre et gestion de l'irrigation de l'âge du Fer à la période islamique — M. Mouton, L'eau en partage : territorialité, réseaux d'irrigation et formation des sociétés antiques dans les Basses-Terres du Yémen — J.-B. Yon, La gestion de l'eau à Palmyre : l'exemple de la source Efqa — J.-M. Dentzer, J. Leblanc et A. Chevalier, Techniques et systèmes d'acquisition de l'eau à Bosra : initiatives de groupes et pouvoirs politiques — P. Gentelle, Aménagement du territoire agricole de la ville Pétra : la terre et l'eau — M. Abdulkarim et G. Charpentier, La gestion de l'eau dans un village des campagnes de la Syrie du Nord — D. Genequand, Economie de production, affirmation du pouvoir et dolce vita : aspects de la politique de l'eau sous les Omeyyades au Bilad al-Sham — M. al-Dbiyat, Eau et peuplement dans les Marges arides : le cas de la région de Salamya en Syrie centrale — R. Jaubert, M. al-Dbiyat, F. Debaine et F. Zwahlen, Exploitation des eaux souterraines en Syrie centrale : enjeux politiques et réalités locales.

 


BAH n° 187
BADER (N). Inscriptions grecques et latines de la Syrie XXI : Inscriptions de la Jordanie, tome 5 - La Jordanie du Nord-Est.
Beyrouth, 2009, in-4°, 380 p. ISBN  : 978-2-35159-079-9.

Le cinquième volume du corpus des inscriptions grecques et latines de la Jordanie réunit 747 inscriptions provenant de dix-huit sites de la région nord-est, dont un site – Umm al-Jimal – totalise à lui seul 537 numéros !
L'ouvrage comprend une introduction générale, une introduction historique, des notes sur les voyageurs, et le corpus dans lequel les inscriptions sont classées selon leur localisation, d'ouest en est.
Pour chaque site, les inscriptions sont présentées selon leur date et leur nature. C'est une épigraphie très diversifiée : inscriptions païennes, inscriptions chrétiennes, inscriptions des équipes de sport, édits des empereurs, inscriptions honorifiques, inscriptions commémorant les constructions, et inscriptions funéraires, qui sont de loin les plus nombreuses. L'épigraphie régionale est principalement de langue grecque; signalons aussi quelques inscriptions latines et deux bilingues.
Peu de pierres inscrites sont encore in situ. Les inscriptions datées couvrent un arc chronologique de près de cinq siècles (177-646 ap. J.-C.)

This study presents the results of a survey and a collection of Greek and Latin inscriptions from the north east area of Jordan. Representing the fifth Volume of the Corpus of Greek and Latin inscriptions in Jordan, this study consists of 747 inscriptions collected from two sources: published scientific references and field work which enabled us to uncover more inscriptions. The inscriptions were found in eighteen sites, the most important of which was Umm al-Jimal with 537 inscriptions.
The study includes a general introduction, a historical introduction, general remarks about inscriptions, notes about travelers and explorers, notes about the inscribed stones and the contents of the inscriptions, and finally, the Corpus which represents the largest part of the research.
The inscriptions in the Corpus are organized in a geographical order from west to east. The inscriptions from each site are arranged according to their subject matter and according to their date, the oldest coming first. The subjects of the inscriptions were numerous: Pagan inscriptions, Christian inscriptions, sport teams' inscriptions, emperors' edicts, honorific inscriptions, inscriptions commemorating constructions, and funerary inscriptions, which are the most numerous. Most of the inscriptions were in Greek, some were in Latin, and two were bilingual. What is worth noting is that the stones on which the inscriptions were made were moved from their original place either to a new place within the same site or to another site. As for dating these inscriptions, it was found that the few dated ones covered the period from 177AD to 646 AD.

Sommaire  : Avant-propos — Transcription de l'arabe en caractères latins — Le pays — Introduction historique — Voyageurs et explorateurs — Les pierres et leur contenu — Faits de langue et de graphie — Corpus des inscriptions - Avertissement : Jâbir - Sammâ' - Wadi al-Bottom - Umm as-Surâb - Raodat al-Roye‘y - Al-Mishrif - Al-Ba‘ij - Umm al-Jimâl ( Dédicaces religieuses païennes; Dédicaces et invocations chrétiennes; Fragments d'un édit impérial ; Inscriptions en l'honneur des empereurs; Inscriptions relatives à des constructions; Acclamations relatives aux factions ; Inscriptions funéraires en latin; Inscriptions funéraires en grec; Epitaphes fragmentaires; Inscriptions des tombes autour du site; Inscriptions diverses) - Kom ar-Ruff - Saba‘ Siyar - Subhiyyeh - Sabhâ - Al-Khân - Dafianeh - Kh. Sa‘âdâ - Khisha'-Suleitin - Umm al-Quttein - Tell Qu‘eis — Table de concordance des publications épigraphiques — Index (E. CAPET) : Noms de personnes en grec - Noms de personnes en latin - Mots grecs - Mots latins - Divinités, saints et épithètes divines - Empereurs, rois, gouverneurs et évêques - Inscriptions datées (ère d'Arabie) - Index sémitique - Index des provenances - Toponymes et ethniques - Corps de troupes — Illustrations, crédits photographiques et fac-similés.

 



BAH n° 188
ALPI (F.). La Route royale. Sévère d'Antioche et les églises d'orient (512-518).
Beyrouth, 2009, 2 vol. in-4°. Tome I : texte, 362 p.; Tome II : Sources et documents, 178 p.
ISBN  : 978-2-35159-154-3.

Fort de la confiance d'Anastase Ier, le moine Sévère, brillant polémiste antichalcédonien et cyrillien de stricte observance, devient patriarche d'Antioche en 512 et se maintient sur ce siège apostolique jusqu'à la mort de l'empereur (518). Dans le cadre formel de l'Hénotique, il entend faire prévaloir son hostilité au dogme des deux natures du Christ, ralliant autour de lui l'ensemble des évêques orientaux, en accord doctrinal avec les patriarches d'Alexandrie et de Constantinople. La constitution de cette « communion sévérienne » nous renseigne sur le fonctionnement institutionnel du patriarcat d'Antioche au début du VIe siècle, sur les principaux organes de son gouvernement, et sur la condition juridique et sociale des clercs et des moines. Parallèlement, les homélies cathédrales de Sévère documentent la liturgie alors en usage à Antioche et son évolution, la topographie religieuse de la ville, ainsi que la société urbaine et sa vie quotidienne, montrant d'ailleurs les limites spirituelles et morales qu'y rencontre encore la prédication chrétienne. Il en va de même pour le diocèse oriental dans son ensemble, où la correspondance du patriarche et diverses sources parallèles font état de résistances païennes, d'évangélisation toujours nécessaire, de dissidences religieuses, notamment juive et manichéenne, et d'oppositions dogmatiques bien localisées. Parfois violentes, ces dernières annoncent d'ailleurs le renversement politique qui sera concrétisé par l'avènement de Justin Ier, la chute de Sévère et la fin de l'Hénotique.

Armed with the trust of Anastasius I, Severus the monk, a brilliant anti-Chalcedonian and Cyrillian polemicist of strict observance, became Patriarch of Antioch in 512, and remained in this apostolic seat until the death of the emperor (518). Within the formal context of the Henoticon, he intended to ensure hostility to the dogma of the tow natures of Christ, by rallying all the Eastern bishops around himself, in accord with the Patriarchs of Alexandria and Constantinople. The constitution of this «Severan communion» gives us information on the institutional functioning of the Patriarchate of Antioch at the beginning of the 6th century, on the principal organs of its goverment, and on the juridical and social condition of prelates and monks. At the same time, Severus' cathedral homilies document the liturgy in use at Antioch, as well as its evolution, the religious topography of the city, and urban society and its daily life; this, moreover, gives us a glimpse of the spiritual and moral limits that Christianity still encountered there. The same holds true for the entire Oriental diocese, where the Patriarch's correspondance and various parallel sources attest pagan resistances, the continuing need for evangelization, religious dissidence - in particular, Jewish and Manichaean - and highly localized dogmatic oppositions. Sometimes violent, these announce the political reversal that was to be concretized by the coming to power of Justin I, the fall of Severus, and the fall of the Henoticon.

Sommaire : Liminaire  : La vie de Sévère d'Antioche — Ière part. Les institutions du patriarcat sévérien : Le siège d'Antioche - Le clergé et les moines - L'Eglise d'Antioche dans l'Empire : Sévère et les autorités séculières — 2ème part. L'évèque en sa ville : Le temps chrétien : encadrement liturgique du peuple d'Antioche - L'espace chrétien : éléments de topographie religieuse antiochienne - Un projet chrétien pour le peuple d'Antioche : la pastorale de Sévère - Réalités sociales : les limites de la cité chrétienne — 3ème part. Le Patriarche d'Orient : L'autorité d'Antioche - Les événements - La christianisation du diocèse oriental — 4ème part. Oppositions et dissidences : Les Juifs - Les Manichéens - Chrétiens déviants et adversaires christologiques — Conclusion générale.


BAH n° 189
ALIQUOT (J.). La vie religieuse au Liban sous l'empire romain.
Beyrouth, 2009, in-4°, 450 p., résumé et sommaire en arabe. ISBN  : 978-2-35159-160-4.

Entre la conquête du Proche-Orient par Rome au premier siècle avant Jésus-Christ et la fermeture des temples au quatrième siècle de l'ère chrétienne, les montagnes du Liban se couvrent de nombreux sanctuaires païens. Ces lieux de culte entre ciel et terre ont attiré l'attention des voyageurs et des savants depuis l'Antiquité : " je suis aussi monté vers le Liban depuis Byblos, à une journée de marche, après avoir appris qu'il se trouvait là un ancien temple d'Aphrodite ", peut-on lire dans le De Dea Syria, traité rédigé en grec à l'époque romaine, qui relate une visite au célèbre site d'Afqa, à la source du fleuve Adonis. La vie religieuse au Liban sous l'Empire romain invite le lecteur à découvrir à son tour les cultes et les sanctuaires locaux en tirant parti d'une documentation renouvelée par les travaux archéologiques et épigraphiques les plus récents. L'enquête constitue la première étude d'ensemble sur la question. Au croisement de l'histoire et de l'archéologie, elle est complétée du catalogue des cent vingt lieux de culte de la région. L'ouvrage se place dans la perspective de l'histoire des religions et des sociétés du monde romain. Il contribue aux recherches sur l'hellénisation et la romanisation du Proche-Orient.

Between the conquest of the Near East by Rome in the first century before Jesus Christ and the closure of the temples in the fourth century of the Christian era, many pagan sanctuaries covered the mountains of Lebanon. These places of worship suspended between sky and earth have drawn the attention of the travellers and scholars since Antiquity: "I also went up from Byblos into Lebanon, a day's journey, having learnt that there was an ancient sanctuary of Aphrodite there," as one can read in the De Dea Syria, a treatise written in Greek in the Roman period, which tells a visit to the famous site of Afqa, at the spring of the river Adonis. La vie religieuse au Liban sous l'Empire romain invites the reader to discover in his turn the local cults and sanctuaries by taking advantage of a documentation renewed by the most recent archaeological and epigraphic works. The inquiry constitutes the first comprehensive study on this topic. At the meeting point of history and archaeology, it is completed by the catalogue of the hundred and twenty places of worship of the area. The book takes place in the perspective of the history of religions and societies of the Roman world. It contributes to the researches on the hellenisation and the romanisation of the Near East

Sommaire : Avant-propos — Introduction — Ière Part. Le paysage sacré : Les origines barbares - La domestication du Liban - Villages et sanctuaires — 2ème part. Les stratégies de la piété : La tradition des ancêtres - L'hellénisme en héritage - La voir romaine — Conclusion générale — Catalogue des lieux de culte — Bibliographie — Indices.


BAH n° 190 : Nous ne diffusons pas ce titre
BRETON (J.-F.). Fouilles de Shabwa, IV. Shabwa et son contexte architectural et artistique du Ier siècle av. J.C. au IVe siècle ap. J.C.
Coédition CEFAS, Sanaa et IFPO, Damas, 2009, 364 p., en français.


BAH n° 191
Al-MAQDISSI (M.), BRAEMER (F.), DENTZER (J.-M.) (ss la dir. de). Hauran V. La Syrie du Sud, du Néolithique à l'Antiquité tardive. Volume I.
Recherches récentes. Actes du colloque de Damas 2007. Textes édités par Jacqueline Dentzer-Feydy et Michèle Vallerin.
Beyrouth, 2010, in-4°, 574 p. ISBN  : 978-2-35159-179-6.
Sommaire détaillé

Après une phase d'exploration très fructueuse, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, suivie d'une longue période de désintérêt de la part de la communauté scientifique, les études archéologiques dans le Hauran et les régions environnantes ont repris en 1974. La publication du recueil Hauran I (1985-1986), puis celle des actes du colloque réuni à Suweida en 1990 par la DGAMS (1997), faisaient connaître un ensemble de contributions pluridisciplinaires qui dressait un état des connaissances et relançait les principaux corpus et inventaires en cours portant sur l'épigraphie, l'architecture et la céramique régionales. En 2007, le colloque de Damas a montré d'abord combien se sont multipliées les interventions sur le terrain, qu'il s'agisse d'études de site ou de programmes thématiques régionaux. Les projets Balnéorient et Atlas des sites pré- et protohistoriques de Syrie du Sud ou encore l'inventaire des maisons villageoises d'époque romaine permettent ainsi d'aborder de manière nouvelle, sur la longue durée, les questions de l'occupation du sol et du développement local, de l'urbanisme et de l'architecture.
Des corpus d'études sur les périodes pré- et protohistorique ont aussi été constitués. En une vingtaine d'années, on est passé de la collecte d'informations relativement ponctuelles, recueillies sur des sites éloignés les uns des autres, à une recherche de terrain plus dense et systématique, fouilles et prospections confondues, dont les résultats permettent de donner aujourd'hui à la Syrie du Sud une place tout à fait significative, à l'échelle du Levant Sud, de la période natoufienne à l'âge du Fer.
Pour les époques hellénistique, romaine et byzantine, les études archéologiques et d'histoire régionale, conduites sur la longue durée, portent toujours sur le contexte de l'occupation humaine, rurale ou urbaine. Elles abordent la question des ressources offertes par le milieu géographique, de son ouverture à différents groupes de population et des interactions qui en résultent : conflits territoriaux, échanges commerciaux à longue distance, établissement d'itinéraires caravaniers qui peuvent susciter le brigandage.
Des réponses neuves sont apportées à des questions ouvertes depuis la reprise des recherches sur la région. On perçoit mieux maintenant la transition entre l'âge du Fer et la nouvelle phase de développement qui débute à l'époque hellénistique. À partir de l'époque nabatéenne, puis pour l'époque romaine, le répertoire des décors architecturaux, confrontés à d'autres données de nature épigraphique ou archéologique, constitue localement un marqueur chronologique précis. Le corpus régional des arts plastiques apporte de nouvelles bases à son interprétation. Dans les sanctuaires, des fouilles révèlent l'organisation du culte et des pratiques rituelles. Notre connaissance et notre interprétation des villes et des agglomérations sont désormais éclairées par la prise en compte du développement urbain sur une durée plus longue que la période dite " classique ".
Ce volume aborde ainsi de manière renouvelée l'histoire de la Syrie du Sud sur la très longue durée : particularismes régionaux et forte intégration à l'ensemble géographique et culturel du Levant Sud en sont les deux traits majeurs et parfois paradoxaux.

Nach einer Phase fruchtbarer Forschungen am Ende des 19. und zu Beginn des 20. Jhs. wurden die archäologischen Studien im Hauran und angrenzender Gebiete 1974 nach einer langen Pause wieder aufgenommen. Der Band Hauran I, erschienen 1985 und 1986, sowie die Akten eines von der Direction Générale des Antiquités et des Musées de la Syrie 1990 in Suweida organisierten Kolloquiums veröffentlichten pluridisziplinäre Beiträge, die den damals aktuellen Wissenstand widerspiegelten. Sie setzten Maßstäbe für die wichtigsten Corpora und Inventare auf den Gebieten der Inschriftenkunde, der Architektur und der Kleinkunst dieser Region. Das 2007 in Damaskus veranstaltete Kolloqium zeigte in erster Linie die Entwicklung von Forschungsprogrammen und von Diskussionsbeiträgen auf, die sich sowohl in monographischen Studien zu den wichtigsten Antikenstätten als auch in thematischen, regional gebundenen Forschungsansätzen niederschlugen. Reiche Befunde aus den vor- und frühgeschichtlichen Perioden wurden erhoben. Über zwei Jahrzehnte hinweg ist man von relativ punktuellen Informationen zu Stätten, die weit voneinander entfernt liegen, zu einer Dichte von Feldstudien, Ausgrabungen und Prospektionen gelangt, die es erlaubt, Südsyrien einen signifikanten Platz in der südlichen Levante von der natufischen Periode bis zur Eisenzeit einzuräumen.
Archäologische und historische Regionalstudien stellten fortgesetzt in der hellenistischen, römischen und byzantinischen Epoche die Frage nach menschlichen Siedlungsformen in Stadt und Umland. Diese liegen in einem geographischem Raum mit substanziellen Ressourcen, der unterschiedlichen Volksgruppen offenstand. Diese waren Konflikten untereinander ausgesetzt oder betrieben Fernhandel.
Seit der Wiederaufnahme der Forschungen wurden neue Antworten auf offene Fragen gefunden. So etwa versteht man heute den Übergang zwischen der Eisenzeit und jener neuen Entwicklung besser, die den Beginn der hellenistischen Epoche markiert. In der nabatäischen und römischen Zeit führt die Bauplastik, zusammen mit Ergebnissen der epigraphischen und archäologischen Forschung, zu chronologischen Meilensteinen für die Region. Die Bildende Kunst trägt neue Indizien für Interpretationen bei. Ausgrabungen in Heiligtümer liefern Informationen über die Organisation von Kulten und über rituelle Praktiken. Die Entwicklung und Interpretation von Städten und dörflichen Siedlungsformen dieser Region können nunmehr klarer gefaßt werden, da sie über einen längeren Zeitraum als eben ausschließlich in den "klassischen Perioden" untersucht wurden.
Der vorliegende Band wirft ein neues Licht auf die sehr lange Geschichte Südsyriens. Regionale Persistenz und zugleich eine starke Integration innerhalb der geographischen und kulturellen Welt der südlichen Levante sind die beiden wichtigsten, manchmal auch widersprüchlichen Elemente dieser Geschichte.

Extrait du sommaire : Introduction — Le milieu — La Préhistoire — Les agglomérations urbaines et rurales — Les sanctuaires — Les aménagements hydrauliques et les bâtiments des eaux — Les nécropoles et monuments funéraires — La sculpture et le travail de la pierre — L'épigraphie — Les monnaies et les objets métalliques — La céramique — Index des sites — Index des toponymes de la carte de Syrie du Sud.
Les résumés des contributions/Abstract/résumé en arabe de ce volume sont placés dans le volume 2.


BAH n° 192
NICOLINI (G.). Les ors de Mari.
Mission archéologique française à Tell Hariri/Mari - Tome VII
Beyrouth, 2010, in-4°, 484 p., avec un sommaire en arabe. ISBN  : 978-2-35159-171-0.
Sommaire détaillé

Cet ouvrage étudie la totalité des objets d'or, découverts sur le site de Mari de 1933 à 2006. La ville de Mari, fondée au début du IIIe millénaire (Ville I) a connu une grande activité artisanale et l'orfèvrerie s'illustre par des découvertes techniques d'avenir. Après 2500, les souverains de la Ville II favorisent une production de pièces de grande qualité. La Ville III prend fin avec la dynastie amorrite, dont les archives étudiées ici rendent compte de la multiplicité des ateliers. Les cimetières médio-assyriens installés sur le site ont livré ensuite de très nombreux objets, peut-être fabriqués sur place. Sur le Moyen Euphrate, Mari apparaît donc comme une des capitales du travail de l'or faisant pendant à Sumer sans en dépendre, comme on l'avait prétendu. Son orfèvrerie nous éclaire aussi sur la société, la religion et les pratiques funéraires.

This book (in french) studies all the gold items found on the site of Mari between 1933 and 2006. The city of Mari, founded at the beginning of the third millenium BC (City I) developed an important arts and craft industry in which gold work became renowned through promising new technical discoveries. After 2500 BC, the sovereigns of City II promoted a production of high quality items. City III ended with the Amorrite dynasty whose archives studied here give to us an account of the very many existing workshops. Then, mid-assyrian cemeteries located on the site, have delivered very numerous objects, perhaps locally made. On the Mid-Euphrates, Mari appears indeed as one of the capitals of goldsmithing and the counterpart of Sumer but without ever being placed under the latter's domination as it has been claimed. Its gold plates and work shed light on its society, religion and funeral practices.

Dieses Werk (auf französisch) behandelt die kompletten Goldobjekte, die zwischen 1933 und 2006 in der Augsgrabungsstätte Mari gefunden wurden. Die Stadt Mari, gegründet zu Beginn des 3. Jahrtausends v. Chr. (« Stadt I »), erfuhr eine ausgedehnte handwerkliche Aktivität, innerhalb derer sich die Goldschmiedekunst durch Fundobjekte mit innovativen Techniken darstellt. Nach 2500 v. Chr. bevorzugten die Herrscher der « Stadt II » die Herstellung höchst qualitätvoller Stücke. Die « Stadt III » fand ihr Ende mit der amoritischen Dynastie, deren überlieferte Archive für den Ort eine große Zahl von Werkstätten bezeugen. Die auf dem Siedlungsterritorium später angelegten mittelassyrischen Gräberfelder haben sehr zahreiche Fundobjekte hervorgebracht, die vielleicht am Ort hergestellt worden sind. Am mittleren Euphrat tritt Mari somit als eine Kapitale der Goldschmuckmanufaktur in Erscheinung, als ein Gegenpol zu Sumer, ohne jemals in dessen Abhängigkeit geraten zu sein wie man früher angenommen hatte. Der Goldschmuck aus Mari wirft des weiteren ein Licht auf die Gesellschaft, die Religion und die Bestattungssitten.

Extrait du sommaire : Préface par Jean-Claude Margueron - Avant-propos - Remerciements - Abréviations usuelles — Ière Part. Les techniques des ors de Mari  : La méthode de travail sur les pièces : Chapitre 1. l'apport des archives royales de Mari - Chapitre 2. Le métal - Chapitre 3. Les techniques de la feuille - Chapitre 4. Les techniques du fil, la granulation - Chapitre 5. Les assemblages et la finition — 2ème part. Catalogue typologique des pièces : Introduction : Chapitre 1. Les ornements de tête - Chapitre 2. Les boucles d'oreille, les anneaux de nez et de chevelure - Chapitre 3. Les pendants d'oreille - Chapitre 4. Les colliers et éléments de collier - Chapitre 5. Bracelets et anneaux - Chapitre 6. Les épingles à chas - Chapitre 7. Appliques, placages et feuillese — 3ème part. L'apport historique des ors de Mari : Chapitre 1. Les ors de mari dans le proche orient ancien - Chapitre 2. Les ors et la société - Chapitre 3. Les ors et la religion — Conclusion générale — Chronologie — Bibliographie — Tables des figures et des planches — Index général — Table des matières arabe.

 


BAH n° 193
SAADE (G.). Ougarit et son royaume des origines à sa destruction.
Edité par Marguerite YON avec le concours de Leila BADRE.
Beyrouth, 2011, in-4° br., 546 p., illustration couleur. ISBN  : 978-2-35159-180-2.
Sommaire détaillé

L'ouvrage auquel Gabriel Saadé, lui-même Syrien de Lattaquié, avait consacré de longues années constitue une somme indispensable sur une page essentielle de l'histoire de la Syrie antique, à qui l'on doit en particulier le premier alphabet à la fin du IIe millénaire av. J.-C. Une actualisation nécessaire de l'ouvrage (Marguerite Yon) depuis la disparition de son auteur signale les travaux menés depuis 1997 et les nouveaux résultats acquis.
Sur un site (Ras Shamra) occupé depuis le Néolithique, la cité d'Ougarit était à la fin de l'âge du Bronze la capitale d'un royaume situé entre Méditerranée et Jabal al-Ansariyé (mohafazat de Lattaquié). À partir des résultats archéologiques obtenus par la mission française depuis 1929 en collaboration avec la Direction des Antiquités de Syrie, et d'une considérable production internationale d'ouvrages scientifiques, le livre de G.S. décrit de façon synthétique la brillante civilisation d'Ougarit jusqu'à sa disparition brutale au début XIIe s. av. J.-C. : origines, histoire et relations avec les civilisations qui l'entourent (Mésopotamie, Hatti, Levant, Egypte, Chypre, Crète, Grèce mycénienne...), nombreux documents écrits en plusieurs langues, progrès techniques, productions artistiques... Une dernière partie élargit la recherche à tout le royaume – ce qui n'avait jamais été tenté – et présente les autres sites explorés sur le territoire ougaritien.
Cet ouvrage de référence s'adresse à tous ceux qu'intéresse l'histoire du Proche Orient.

The book on which Gabriel Saadé, a Syrian from Lattakia, spent many long years constitutes an indispensable addition of an essential page in the history of ancient Syria, to which we owe in particular the creation of the first alphabet at the beginning of the second millennium B.C.
A necessary update of the book (Marguerite Yon) since the disappearance of its author reports on the work that has been conducted since 1997, and the new results that have emerged.
Located on a site (Ras Shamra) occupied since the Neolithic era, the city of Ugarit was, at the end of the Bronze Age, the capital of a kingdom situated between the Mediterranean and Jabal al-Ansariyeh (mohafazat of Lattakia). Based on the archaeological results produced by the French mission since 1929 in collaboration with the Direction des Antiquités de Syrie, and on the considerable international contributions of scientific works, Gabriel Saade's book describes and synthesizes the brilliant Ugaritic civilization up until its brutal disappearance starting in the 12th century B.C. : its origins, history, relations with surrounding civilizations (Mesopotamia, Hatti, the Levant, Egypt, Cyprus, Crete, Mycenaean Greece), the numerous documents written in many languages, technical progress, artistic productions... A last section expands the research to the entire kingdom — something that has never been attempted before — and mentions the other sites explored in the Ugaritian territory.
This reference book is aimed to everyone with an interest in Near Eastern history.

Extrait du sommaire : Préface — Avant-propos — Introduction — Ière part. Découverte et exploration du site : La découverte - Les étapes de l'exploration — 2ème part. Histoire d'Ougarit : La région côtière avant l'arrivée des premiers habitants de Ras Shamra - Des origines au début du XIVe s. - La période du Bronze Récent III jusqu'à la destruction de la ville (XIVe-début XIIIe s.) - Ras Shamra après la destruction d'Ougarit — 3ème part. La civilisation d'Ougarit : Les Ougaritains - Les institutions - La vie sociale - La religion - L'art - La vie intellectuelle et l'enseignement - La vie économique — 4ème part. Ruines d'Ougarit : Généralités - Secteur palatial et militaire - Le Quartier Résidentiel - Le Centre de la ville - Le quartier Sud-Centre - La Tranchée Ville Sud - La Ville Basse - L'Acropole - Tranchée Sud-Acropole - Le port d'Ougarit — 5ème part. Les documents écrits  — 6ème part. Le royaume ougaritien : L'existence du royaume - Géographie - Agglomérations et localités antiques citées dans les textes - Exploration archéologique  : historique des recherches - Les tells archéologiques - Tells ayant fait l'objet de fouilles - Perspectives d'avenir ... — Présentation du livre en arabe générale.

 


BAH n° 194
SARTRE (M.). Inscriptions grecques et latines de la Syrie tome XIII, fasc. 2 : Bostra (supplément) et la plaine de la Nuqrah. Avec la collaboration d'Annie Sartre-Fauriat.
Ouvrage publié avec le concours du ministère des Affaires étrangères et européennes (DGMDP) et du Centre national de la recherche scientifique (UMIFRE 6, USR 3135).
Beyrouth, 2011, in-4° br., 375 p.. ISBN  : 978-2-35159-183-3.
Sommaire détaillé

La vaste plaine qui s'étend du nord au sud de la bordure du Lejà à la frontière syro-jordanienne et d'ouest en est de Dera' aux premièrres pentes du Jebel al-'Arab a livré à l'exploration épigraphique un riche corpus d'inscriptions grecques et latines. Le présent volume regroupe en réalité deux ensembles. En premier lieu, il apporte corrections et suppléments au corpus de Bostra publié en 1982 : plusieurs textes difficiles ou importants ont fait l'objet de commentaires et de corrections de la part de divers savants, mais, surtout, le développement important des fouilles dans la ville a fait apparaître un grand nombre d'inscriptions nouvelles. En second lieu, ce volume présente les inscriptions grecques et latines trouvées dans les villages de la plaine, mettant ainsi en évidence la complexité de la situation politique et administrative. En effet, non seulement cette plaine a été partagée, sous la domination romaine, entre la province de Syrie au nord et celle d'Arabie au sud - du moins jusqu'au début du IIIe siécle -, mais elle s'est trouvée divisée entre quatre cités grecques (poleis) situées sur ses bordures, Bostra, Canatha, Adraha et Dionysias. Si la derniére ne semble pas s'étendre trés loin à l'ouest, en revanche, les territoires civiques des trois premiéres se rencontrent vers le milieu de la plaine, dans la région de Jîzeh et de Museifireh. Les textes rassemblés ici contribuent de façon décisive à écrire l'histoire de ce secteur du Haurân.

The broad plain which exists between the edge of Leja to the Syro-Jordanian border, from Dera' to the first slopes of the Jebel al-'Arab is rich in Greek and Latin inscriptions. The volume of the corpus presented here gathers two complementary elements. First, we give some corrections and supplements to the corpus of Bostra, published in 1982; some difficult and important texts have been improved or commented by scholars since the first publication, and many new one have been found during the excavations made in the town since thirty years. Second, we publish here all the Greek and Latin inscriptions found in the villages of the district, showing the complexity of its administrative and political organization. The Nuqrah plain was divided between the Roman provinces of Syria (North) and Arabia (South) until the beginning of the third century. It was also shared by four Greek cities (poleis) situated on the fringes of the plain, Bostra, Canatha, Adraha and Dionysias. The territory of the last one was not extended to the West, but the borders of three of them meet in the middle of the plain, near Ji?zeh and Mus?eifireh. The gathered texts bring many new informations about the history of the ancient Haurân.

Extrait du sommaire : Introduction — Avertissement — Transcription de l'arabe en caractères latins — Bostra (Bosrà) — Deir (Sud) — Sebsebeh — Smeij / Deir Smeij — Kirift — Deir (Nord) — Gharz — Museifireh — Jubeib — Umm al-Khuleif (Deir Umm al-Walad) — Bibliographie — Index des mots grecs — Index des mots latins — Index général...

 


• GUIDES ARCHEOLOGIQUES DE L'IFPO :


N° 2
YON (M.). La cité d'Ougarit sur le tell de Ras Shamra.
Damas, Ifpo/ERC, ADPF, CulturesFrance, 1997, 190 p., 72 fig. et 66 ill. (couleur, noir et blanc). ISBN  : 2-86538-263-X

La ville antique d'Ougarit fut le centre politique, économique et culturel d'un royaume qui a tenu sa place à la fin de l'Age du Bronze, entre les grandes puissances égyptiennes et hittites, lié aussi à ses voisins syriens, levantins, grecs, chypriotes, avant d'être détruit au début du XIIe s. av. J.-C.
Ce volume, destiné à la fois aux chercheurs et à une audience plus large de non-spécialistes, donne une vue d'ensemble des résultats récents des recherches. Replaçant Ougarit dans son environnement géographique et historique, il rappelle l'histoire du site et présente l'organisation urbaine et les monuments tels qu'on peut actuellement tenter de les reconstituer : les fortifications et le réseau des rues, le fastueux Palais royal et les temples, mais aussi les maisons de Ougaritains riches ou moins riches.

Compte-rendu par Henri De Contenson Syria, 2000, vol. 77, p. 322 sur le site Persée.fr

 


N° 3
AS'AD (K.), YON (J.-B.) avec la collaboration de T. FOURNET. Inscriptions de Palmyre. Promenades épigraphiques dans la ville antique de Palmyre.
Damas, Ifpo, 2001, 105 ill. (couleur et noir et blanc), index, 128 p. ISBN : 2-912738-12-1

Située à mi-chemin de la côte syrienne et de l'Euphrate, Palmyre a vécu son apogée de ville caravanière pendant les premiers siècles de notre ère. La splendeur de son site, de ses monuments et de ses tombeaux l'a rendue célèbre, tout comme le destin de la fameuse Zénobie, reine de Palmyre.
Cet ouvrage, destiné aussi bien aux historiens qu'à un large public d'amateurs et d'étudiants, guidera ses lecteurs dans des parcours variés, jalonnés de monuments et d'inscriptions, ici traduites et commentées dans leur contexte. Il permettra de rencontrer différents types de textes (épitaphes ou dédicaces de tombes, inscriptions honorifiques, graffiti chrétien...), qui témoignent des croyances, des activités politiques et commerciales des Palmyréniens, mais aussi de la présence de Rome dans l'oasis.

 


N° 5
DENTZER-FEYDY (J.), VALLERIN (M.), FOURNET (T.), MUKDAD (R. et A.). Bosra. Aux portes de l'Arabie. Préface de Michel Al-Maqdissi. Sommaire détaillé
Beyrouth, 2007, XVI-366 p., cartes et illustrations en couleurs. ISBN  : 978-2-35159-060-7
EPUISE

De nombreux monuments témoignent de la longue histoire de Bosra, successivement agglomération fortifiée de l'âge du Bronze, importante ville nabatéenne, capitale de la province romaine d'Arabie, florissante cité épiscopale à l'époque byzantine. Taillées dans le basalte local, les pierres de Bosra, perpétuellement remployées pour ériger de nouveaux édifices, conservent la trace des époques antérieures. Les auteurs - archéologues, architectes, historiens, épigraphistes - ont souhaité offrir une vision aussi complète que possible de cette continuité, l'illustrant d'une abondante documentation iconographique. De l'urbanisme antique aux traditions contemporaines, le lecteur est ici convié à un parcours historique et culturel ainsi qu'à une visite détaillée des monuments de Bosra.

Compte rendu sur le site Histara, par Anne Michel, Université Michel de Montaigne-Bordeaux3

Extrait du sommaire : Introduction : Bosra dans son environnement naturel — Histoire, culture, société : De l'âge du Bronze à l'époque hellénistique - Période hellénistique et nabatéenne - Période romaine - Période byzantine- Période islamique des Omeyyades aux Ottomans - Période islamique des Ottomans au monde contemporain — Les monuments : Quartier de l'Est - Quartier du Sud - Quartier du Centre - Quartier de l'Ouest - Quartier du Nord - Bosra hors les murs et ses environs... — Index des édifices de Bosra...

 


N° 6
YON (J.-B.) et GATIER (P.-L.). Choix d'inscriptions grecques et latines de la Syrie.
Beyrouth, 2008, 220p. ISBN  : 978-2-35159-080-5
Sommaire détaillé

Les hommes de l'Antiquité ont beaucoup confié à la pierre ; leurs inscriptions, gravées sur divers supports ou dessinées sur les tapis de mosaïque, constituent l'une des sources majeures de l'histoire de la Syrie. Scrupuleusement replacés dans leur contexte archéologique, géographique et historique, tous ces documents invitent à la découverte d'un pays et d'une histoire.
Par ce Choix d'inscriptions grecques et latines de la Syrie, une équipe d'historiens offre au lecteur des documents variés et souvent inattendus : certains de ces documents intéressent l'histoire politique, les institutions, l'économie, la vie militaire...d'autres nous parlent simplement des hommes et de la difficulté du quotidien : une chronique sur mosaïque signale que le 27 janvier 499 « il y eut de fortes neiges et les arbres à olives du territoire d'Apamée se rompirent »...

Extrait du sommaire : Carte générale - Introduction — Vie publique, empereurs, gouverneurs et cités : Un bienfaiteur princier offre des thermes (un peu avant 117 apr. J.-C.) - Tarif de Palmyre, décret et début (137 apr. J.-C.) - Décret en l'honneur du port des pêcheurs de pourpre (début IIIe s. apr. J.-C.) — L'armée et la défense : Une liste hellénistique de mercenaires (seconde moitié du IIIe s. av. J.-C.) - Construction d'un amphithéâtre militaire (216 apr. J.-C.) — Fortifications et bâtiments publics : Un bain byzantin (entre septembre 551 et août 552 apr. J.-C.) - La citadelle médiévale de Qal‘at Sam‘an (vers 966 apr. J.-C.) — La vie rurale et les campagnes : Bornes en Palmyrène (entre 98 et 153 apr. J.-C.) - Un grand domaine impérial  : le saltus de Batanée (355-360 apr. J.-C.) - Bornage d'un village d'Antiochène (entre septembre 588 et août 589 apr. J.-C.) — Les routes : Route romaine dans la haute vallée du Barada (163-165 apr. J.-C.) - Milliaire de Zénobie (270-284 apr. J.-C.) — Les cultes, le paganisme : Les privilèges de Baetocécé (époque hellénistique) - Dédicace au dieu Gennéas (juillet 185 apr. J.-C.) - Une édifice mystérieux  : la « sacrée Kalybè » (entre décembre 281 et l'automne 282) — Le christianisme, les constructions : Dédicace d'une église Saint-Georges (515-516 apr. J.-C.) - Mosaïque d'un martyrion de la Vierge (7 juillet 530 apr. J.-C.) — Les tombeaux : Pyramide funéraire de Samsigéramos (78/79 apr. J.-C.) - Epitaphe d'un militaire syrien du Moyen-Euphrate (Ier-IIe s. apr. J.-C.) - Une formule de protection contre le viol des tombeaux (IIIe-IVe s. apr. J.-C.) — Index des provenances - Bibliographie.

 


N° 7
ABDUL MASSIH (J.), BESSAC (J.-C.). Glossaire technique trilingue de la pierre. L'exploitation en carrière. (texte en français et arabe).
Beyrouth, Ifpo, 2009, 132 p. ISBN  : 978-2-35159-153-6

De Pétra à Baalbek, en passant par Palmyre, la pierre est omniprésente au Proche-Orient. Presque tous les monuments de la région sont issus des carrières et la plupart de leurs caractères techniques sont étroitement dépendants des conditions géologiques et des techniques propres à ces exploitations. Comment imaginer l'usage de mégalithes à Baalbek si la roche locale n'avait présenté que des strates fragmentées et de faible épaisseur ? [...] L'absence de colonnes monolithes en gypse dans les sites de la vallée de l'Euphrate syrien ne tient pas à une décision architecturale, mais à l'impossibilité d'extraire de longs monolithes dans cette roche. La bichromie des monuments d'époque islamique se trouve essentiellement dans les zones géologiques où l'on peut extraire, à peu de distance, du calcaire clair et du basalte. Les pierres décoratives importées de diverses contrées présentent également des aspects spécifiques à leur type de gisement et à leur mode d'exploitation. [...]
Par ailleurs, que sait-on sur les carriers antiques et médiévaux de la région ? Très peu de chose, si l'on en juge par l'extrême rareté des études historiques et archéologiques qui abordent ce thème. Les sources antiques et médiévales sont quasiment muettes à leur sujet. [...] La rareté des informations sur les carrières de pierre tient d'abord au manque de sensibilisation des archéologues à leur sujet : peu connaissent la problématique archéologique des chantiers d'extraction et les résultats potentiels que peut apporter leur fouille stratigraphique. [...]
L'objectif du présent ouvrage est de proposer un outil linguistique et technique illustré afin d'élargir les recherches dans cette discipline, où elles ne sont qu'embryonnaires. La technicité du sujet impliquait la présentation de nombreuses illustrations et une édition en format réduit pour faciliter l'usage de ce glossaire sur le terrain. Malgré tous nos efforts en vue de l'exhaustivité, il restera néanmoins quelques lacunes, dont nous prions les lecteurs de bien vouloir nous excuser.

 


N° 8
ETIENNE (R.), SALLES (J.-F.). 'Iraq Al-Amir , guide historique et archéologique du domaine des Tobiades.
Beyrouth, Ifpo, 2010, 134 p., cartes et illustrations en couleurs et n&b. ISBN  : 978-2-35159-165-9

Le visiteur qui admire ces ruines ensoleillées au creux d'une vallée verdovante doit réaliser qu'il se trouve face à un monument unique au Proche-Orient, petit chef d'œuvre d'architecture - inachevé - que la patience et la science des archéologues ont réussi à rendre compréhensible et grandiose. Le Oasr al- 'Abd était le pavillon résidentiel ainsi que le centre d'octroi d'un grand chef local, percepteur guerrier et insoumis, qui finit par se suicider face à une armée qui voulait le dompter (ne s. av. J.-C.). Dernier-né rebelle d'une famille originaire de Jérusalem, située à une journée de distance, il avait souhaité faire du vaste domaine dont il avait hérité ce que les Grecs appelaient un paradeisos, lieu de plaisir et de jeux où dominaient l'eau et la végétation. Cette riche propriété s'étendait depuis Amman jusqu'au cours du Jourdain, et le visiteur ne manquera pas non plus de s'égarer dans cette vallée du wadi as-Sir, aux mille curiosités, et parsemée en saison d'iris noirs.

Extrait du sommaire : Avertissement — Introduction — 1ère part. Histoire du domaine des Tobiades : L'histoire des Tobiades par F. Zayadine - La description du domaine par Flavius Josèphe, AJ, XII, 229-236, traduction par F. Villeneuve, M.-C. Marcellesi, L. Sève-Martinez - L'histoire par les monnaies par C. Augé - L'histoire d'une découverte et d'une reconstruction par J.-F. Salles — 2ème part. Géographie du domaine des Tobiades : Présentation géographique du site - Le territoire autour de 'Iraq al-Amîr: un environnement contrasté et trois sites remarquables par F. Villeneuve - L'organisation au centre du domaine par J.-P. Braun - Le village de 'Iraq al-Amïr, aujourd'hui et dans les temps anciens par F. Villeneuve - Le complexe troglodytique par L. Borel - Le bassin de la falaise par L. Borel - La porte du domaine par J.-M. Dentzer — 3ème part. Le Qasr al-'Abd : le pavillon d'Hyrcan : Visite et description du pavillon par R. Étienne et F. Larché - Le décor du pavillon par J. Dentzer-Feydy et F. Queyrel - Fonctions du pavillon par R. Étienne - Les destins du Qasr al-'Abd et du domaine Tobiade après la mort d'Hyrcan par J.-F.s Salles — Conclusion par R. Étienne — Références bibliographiques.


• Co-éditions diverses :


Sources de l'histoire de Tyr. Textes de l'Antiquité et du Moyen Âge
Collectif, édité par Pierre-Louis Gatier, Julien Aliquot et Lévon Nordiguian.

Co-édition Presses de l'Ifpo / Presses de l'Université Saint-Joseph, Beyrouth, 2011, 303 p., 37 fig. (noir et blanc). ISBN  : 978-2-35159-184-0
Sommaire détaillé

Fière de son passé phénicien, Tyr a continué de prospérer après sa conquête par Alexandre le Grand en 332 avant J.-C. Les textes de l'Antiquité et du Moyen Âge éclairent l'histoire de la ville pendant plus de seize siècles, jusqu'à sa destruction par les Mamelouks en 1291 après J.-C. Négligés ou méconnus, ils constituent des sources irremplaçables sur les transformations de la culture phénicienne, les activités des Tyriens en Méditerranée, les débuts du christianisme, les relations entre Orient et Occident au temps des Croisades et la place de la grande cité portuaire au sein des pays d'islam. Ces documents sont ici présentés et étudiés par Julien Aliquot, Patricia Antaki-Masson, Nathan Badoud, David Bramoullé, Françoise Briquel-Chatonnet, Pierre-Vincent Claverie, Pierre-Louis Gatier, Lévon Nordiguian, Jean-Paul Rey-Coquais, Cécile Treffort et Jean-Baptiste Yon.

Extrait du sommaire : Avant-propos — Introduction — Abréviations — F. Briquel-Chatonnet, Tyr et les inscriptions phéniciennes d'époque hellénistique — J.-B. Yon, Les Tyriens dans le monde méditerranéen à l'époque hellénistique — Nathan Badoud, Les Tyriens dans l'épigraphie de Rhodes — J. Aliquot, Les Tyriens dans le monde romain, d'Auguste à Dioclétien — P.-L. Gatier, Tyr dans les sources hagiographiques antiques — D. Bramoullé, Tyr dans les sources de la période fatimide (969-1171) — P. Antaki-Masson, Les fortifications de Tyr à la lumiére des sources médiévales — P.-V. Claverie, La contribution des sources diplomatiques à l'histoire ecclésiastique de Tyr durant les Croisades...

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